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Avec FSO et St Sever, Maïsadour affiche une ambition nationale

Leader régional, Maïsadour est le noyau économique et politique de la cristallisation d’une filière label à vocation nationale, nouée autour d’une marque et d’outils industriels.

Créé en 2011, le label rouge élevé en liberté à la marque St Sever monte peu à peu 
en puissance.
Créé en 2011, le label rouge élevé en liberté à la marque St Sever monte peu à peu
en puissance.
© FSO

Depuis 2011, en partenariat 51 % - 49 % avec la coopérative Terrena d’Ancenis (44), la coopérative landaise pilote non seulement le devenir des Fermiers Landais (incluant l’ex-abattoir Sovol de Gastronome), mais aussi celui des Fermiers du Gers (deux abattoirs) et de Fermiers du Périgord (ex-Gaye). Les autres actionnaires coopératifs sont minoritaires au niveau de Fermiers du Gers (49,3 % des parts via la holding Volailles de Gascogne réunissant Euralis, Vivadour et Terres du Sud) et de Fermiers du Périgord (34 % des parts pour Terres du Sud).


Un objectif avant tout commercial


L’ambition affichée par les initiateurs et réunificateurs landais est commerciale avant d’être industrielle (en restructurant les abattoirs). C’est d’organiser la vente des volailles du Sud-Ouest en préservant les volumes sous IGP et en proposant une offre nationale alternative au poulet de Loué. « Nous avons une réelle qualité à proposer, une histoire à raconter aux consommateurs et des valeurs à défendre », résume Paul Le Bars, le directeur général. St Sever est la seule marque à forte notoriété nationale. Appartenant à Fermiers Landais, elle a été associée au poulet élevé en liberté et en cabanes sous IGP Landes. Désormais, la marque habille des poulets jaunes ou blancs labels (07-11 ou 08-11), pour lesquels le lien landais a disparu. Ils sont distribués en GMS nationale exclusivement par Gastronome. Pour les autres circuits, chaque abattoir gère son propre fonds de commerce, avec ses propres IGP et labels rouges.


Un dispositif qui se met en place progressivement


Avec 45 000 tonnes commercialisées annuellement (215 millions d’euros de chiffre d’affaires), FSO représente environ 500 000 à 520 000 volailles label par semaine et 150 000 à 170 000 poulets standards abattus sur place, ce qui en fait le leader régional toutes catégories. Il est alimenté en vif par ses actionnaires.
80 % de la production landaise et la totalité de celle du Gers sont dédiées à FSO. Les grand équilibres historiques entre les coopératives ont été préservés. « Le tour de force a été de fédérer des coopératives sur un projet commun avec une stratégie partagée », ajoute le directeur général. Le démarrage et le réglage du dispositif ont pris plus de temps que prévu. FSO a été perturbé par des changements de dirigeants, par les tensions du marché et par les hausses des matières premières. En amont, il faut aussi du temps pour lancer la construction de bâtiments spécialement dédiés au St Sever avec leurs 24 mètres d’ouverture de trappes. Pour l’instant, ces poulets sont produits et abattus dans les Landes, mais il est prévu d’étendre la production. Paul Le Bars annonce qu’un quart des poulets de Fermiers Landais sont vendus à la marque St Sever, IGP Landes et label confondus. Maxime Quentin, responsable technique avicole de Maïsadour, précise que 70 bâtiments ont été réalisés sur une trentaine de sites, soit un potentiel annuel de production de 300 000 poulets sur un planning de 10,5 millions de volailles sous signes de qualité, festives et pintades comprises.

 

Voir aussi article Le Sud-Ouest cherche ses marques.

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