Aller au contenu principal

Arborez les parcours de vos pondeuses

Sur un parcours, les arbres verdissent l’image de la production d’œufs, tout en améliorant le confort des poules. Quand en plus ce sont des fruitiers, ils peuvent même apporter un revenu complémentaire.

Christian Tréguier, pépiniériste 
à Plussulien dans les Côtes-d’Armor, montre comment implanter des arbres fruitiers sur leur parcours aux adhérents du Gouessant.
Christian Tréguier, pépiniériste
à Plussulien dans les Côtes-d’Armor, montre comment implanter des arbres fruitiers sur leur parcours aux adhérents du Gouessant.
© C. Julien

En encourageant ses adhérents à arborer leurs parcours, la coopérative bretonne le Gouessant pratique l’agroforesterie version poules pondeuses. Si la présence d’arbres est un ‘plus’ pour l’image des productions alternatives, leur intérêt est aussi technique et économique. Les arbres plaisent aux poules. En leur offrant de l’ombre et un sentiment de sécurité, ils les attirent sur toute la superficie. Un parcours sur lequel les poules se dispersent largement permet aux dominées d’avoir des périodes de calme et facilement accès aux mangeoires. Un plus pour l’homogénéité du lot.


Interêts zootechnique et économique


L’intérêt est aussi économique. La plantation d’arbres fruitiers apporte une valorisation supplémentaire. On peut planter des pommiers à cidre, à couteau, poires, noix et autres fruits, en fonction des débouchés locaux. Et de ses goûts ! « Je vais planter des fruitiers, prévoit Sylvie Trémel, avicultrice à Rospez (22), dont le bâtiment accueille sa cinquième bande en plein air. Des arbres pour les poules, des fruitiers pour en profiter. Pourquoi ne pas faire un peu de cidre. Comme cela a un coût, je vais planter au fur et à mesure. »


Une plantation progressive


Dans la plupart des modes alternatifs, la plantation n’est pas une obligation. Seul le label rouge exige un minimum de vingt arbres par parcours. Dans le cadre de sa démarche « 4 soleils », Le Gouessant incite les éleveurs à arborer et les accompagne par des formations. Début novembre, Christian Tréguier, pépiniériste à Plussulien (22), a dispensé quelques conseils à un groupe d’éleveurs. Pour réussir ses plantations, le premier point est de veiller à choisir des variétés adaptées à son type de sol. Le pépiniériste conseille d’implanter un arbre tous les 7 à 10 mètres. Pour les haies, plantées en pourtour pour faire office de brise-vent et de brise-vue, les distances de plantation sont calculées en fonction du futur entretien au lamier. À la plantation, il faut épauler le jeune arbre à un tuteur. « Le tuteur doit être placé du côté du vent dominant », précise Christian Tréguier. Au pied, une bâche empêchera les poules de gratter. De l’engrais ou du compost seront apportés. Ensuite, les arbres n’ont plus besoin d’un amendement spécifique. De même un seul bon arrosage suffit. Les plants sont aussi taillés à la plantation. Les années suivantes, en février-mars, il faut juste éclaircir quand les branches ont trop poussé. Le seul entretien annuel est un chaulage du tronc pour limiter les risques de maladies.
Le choix des plants et leurs tailles successives doivent permettre d’avoir une hauteur de tronc suffisante. « Il ne faut pas mettre de basse tige, constate le pépiniériste. Sinon les poules se perchent et abîment les arbres. » Un an après la plantation, on peut espérer quelques fruits. Il faudra attendre quatre à cinq ans pour une pleine production, des pommiers notamment. Comptez 25 à 30 euros pour un plant et son tuteur.

La politique incitative du Gouessant

Au sein du Gouessant, une centaine d’agriculteurs élèvent des poules en plein air ou en volière. Cela représente 950 000 poules dans 130 bâtiments.
La coopérative les encourage à arborer leurs parcours. « C’est une image importante pour nos élevages, estime Cécile Mahé, responsable production de la filière œufs. D’ici à 2018, nous souhaiterions que 100 % des parcours soient arborés. »
Par exemple, au travers de la démarche « 4 soleils », qui, depuis 2008, encourage une agriculture durable soucieuse de l’environnement, du bien-être animal, de l’intégration paysagère. Dans le cahier des charges, l’image du parcours est un point important. À chaque référencement, l’éleveur est incité à arborer son parcours.
Cette incitation à planter est accompagnée par des formations. La coopérative n’apporte pas d’aide à la plantation, mais les éleveurs bretons peuvent être accompagnés financièrement par le programme Breizh bocage.

Les plus lus

<em class="placeholder">Le bien-être animal et l’environnement sont rarement cités comme priorités premières, non par désintérêt, mais parce qu’ils sont perçus comme déjà intégrés ou ...</em>
Une perception plurielle des éleveurs de volailles face aux enjeux sociétaux

Bien-être animal, environnement, lien avec la société… Le projet Entr’Actes montre comment les éleveurs de volailles…

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Les bâtiments de poulets construits en 2018 et 2022 sont tous deux équipés d&#039;un système pad cooling.</em>
Coup de chaleur « J’ai l’esprit plus tranquille avec les panneaux pad cooling installés dans mes bâtiments de poulets »

Pour faire face aux épisodes de fortes chaleurs, Florian Aymard, éleveur de poulets dans la Drôme, a équipé ses deux bâtiments…

<em class="placeholder">L’outil testé à partir d&#039;images par Smartphone permet une précision de 72% de détection de déviation par rapport au scanner.</em>
Prédire le risque de fracture des poules pondeuses avec un Smartphone

Une étude de l’Itavi montre que l’analyse automatisée d’images permettrait une détection fiable des déviations du bréchet…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)