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Aides au bois-énergie : des aviculteurs bretons pénalisés

Pourquoi les projets avicoles de chaudière à biomasse ont du mal à se concrétiser en Bretagne.

Les éleveurs bretons ont besoin d’un vrai coup de pouce pour utiliser plus de bois comme combustible de remplacement du gaz.
Les éleveurs bretons ont besoin d’un vrai coup de pouce pour utiliser plus de bois comme combustible de remplacement du gaz.
© P. Le Douarin

Malgré un parc avicole et une ressource en bois-énergie abondants, la région Bretagne est peu pourvue en chaufferies à bois. Outre le fait qu’il faut disposer (selon le fournisseur de chaudières Eta) d’un atelier de l’ordre de 2000 m2 pour rentabiliser l’investissement, c’est l’accès aux aides qui pose problème.

Des aides plafonnées seulement en Bretagne

Les aviculteurs bretons s’estiment pénalisés par rapport à leurs collègues d’autres régions. Toutes les aides mobilisables – régionales et nationales — sont rabotées : la production de chaleur subventionnée est plafonnée à 95 kWh par m2 de bâtiment et par an, même s’il en faut plus. Datant de 2006-2007, cette valeur moyenne ne colle plus à la réalité. Ayant investi en 2020, Jean-Michel Choquet le souligne.

« Mes besoins de consommation sont d’environ 135 kWh/m2/an à la sortie des aérothermes », auxquels il faut ajouter les pertes du réseau et le chauffage quasi permanent pour ses poulets lourds. Cette différence s’explique par le développement de la production du poulet lourd, par des minima de ventilation qui ont augmenté, par des sols bétonnés à réchauffer, par le souci d’améliorer le confort des volailles et de réduire les pododermatites.

Le Fonds chaleur plus difficile d’accès

D’autre part, l’accès au Fonds chaleur - l’aide la plus intéressante - est lié à la localisation du projet. L’éleveur y a droit si sa commune fait partie des huit EPCI qui ont signé un contrat territorial ENR. Son taux d’aide passe alors de 20-25 % à 45 %.

En 2021, l’action Tremplin du plan France relance - financée par l’État et non la région — aurait pu corriger ces distorsions. Mais la Région Bretagne a maintenu le plafonnement des 95 kWh qui n’existe nulle part ailleurs. Résultat, aucun contrat avicole Tremplin n’a été signé, contrairement à d’autres régions. Ce qui fait dire à un éleveur directement concerné et qui a abandonné son projet : « Au lieu d’utiliser de l’énergie du territoire et de produire en Bretagne, on va continuer à importer du gaz et du poulet. Merci la région ! »

 
Rédaction Réussir

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