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Un tracteur autonome viticole

À l’occasion du World Ag Expo 2018, New Holland a présenté le T4.110 F NHDrive, une version de tracteur spécialisé autonome.

À l’occasion du World Ag Expo 2018, salon agricole en plein air à Tulare en Californie, New Holland a dévoilé une nouvelle déclinaison de son tracteur autonome NHDrive. Cette fois-ci, il s’agit d’un tracteur spécialisé T4.110 F, qui devrait être testé sur le domaine E. & J. Gallo Winery (Modesto, Californie). Le concept de tracteur autonome avait déjà été présenté sur des tracteurs de grandes cultures New Holland en août 2016 à l’occasion du Farm Progress Show (Iowa, États-Unis) et en Europe au Sima à Paris en février 2017.

Le T4.110 F NHDrive y exercera toutes sortes de travaux liés à la vigne. Il intégrera toutes les technologies d’automatisation commercialisées par New Holland, comme le demi-tour automatique en bout de rang IntelliTurn (piloté par GPS) et testera toute une batterie d’autres capteurs. Dans une contrainte d’intégration dans le gabarit du tracteur, ces derniers auront pour vocation de percevoir l’environnement autour du tracteur, et notamment les personnes qui gravitent dans la parcelle, pour offrir la solution la plus sécuritaire et la plus autonome possible.

Des équipements de sécurité pour remplacer la vigilence humaine

À terme, deux types d’utilisations sont envisagés : une autonomie supervisée, avec un opérateur (y compris au volant d’une autre machine) dans la même parcelle que le tracteur autonome, ou une autonomie totale, le tracteur assurant l’intégralité de la tâche et s’arrêtant une fois celle-ci réalisée, en attendant qu’un opérateur conduise l’engin dans une autre parcelle ou le ramène au hangar. Dans ce dernier contexte, il est impératif d’avoir une batterie de capteurs de sécurité. Radar, lidar (télédétection par laser), caméras 2D et 3D, détecteurs de métaux figurent parmi ceux à tester pour sécuriser le tracteur, les outils attelés, mais aussi les cultures et les personnes qui pourraient graviter autour. En cas d’alerte, le tracteur s’arrête, envoie un message sur l’interface graphique (ordinateur, tablette, smartphone) du viticulteur, qui indiquera la marche à suivre, soit en s’aidant des capteurs embarqués (caméras notamment) soit en se rendant sur place.

Le tracteur pourrait cependant faire état d’un minimum d’initiative en reprenant le travail, une fois le danger (opérateur, autre machine circulant dans la parcelle) écarté.

Un drone pour gérer la qualité du travail

Autre point à considérer : la qualité du travail effectué. Si le tracteur autonome permet de se passer d’un conducteur, il doit aussi pouvoir surveiller le travail effectué. C’est pourquoi d’autres capteurs sont également à tester : les premières innovations sur ce sujet (en travail du sol), commencent à être dévoilées outre-Atlantique. Président de la marque Case IH (même groupe que New Holland), Andreas Klauser prévoit notamment de connecter au tracteur un drone qui analyserait le travail à effectuer en amont du tracteur. Convaincu et optimiste, il envisage la sortie commerciale des premiers tracteurs autonomes aux États-Unis d’ici trois ans.

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