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Tout est bon dans la bouteille de vin

Le monde du vin inspire la création d’entreprise vertueuse. Le projet de Thomas Pinet en est un exemple. Ce jeune autoentrepreneur néo-aquitain s’est lancé dans le surcyclage de bouteilles de vin usagées tout en se donnant des contraintes environnementales et sociétales élevées.

Lampes, verres à tapas, bougies, vases et bientôt photophores. C’est la gamme des produits proposés par SeptembreS, l’entreprise de surcyclage de bouteilles de vin usagées, que Thomas Pinet a lancée fin 2019. Rappelons que le surcyclage consiste à transformer le produit recyclé en un objet ayant une plus grande valeur ajoutée ou un autre usage. « Je vise aussi le zéro déchet, l’approvisionnement local et à moyen terme, la reconnaissance en tant qu’entreprise de l’économie sociale et solidaire », expose le jeune entrepreneur. Il a quitté la grande distribution textile où il a travaillé pendant plus de dix ans, « avec l’envie de changer d’univers et de passer à une expérience professionnelle correspondant mieux à mes valeurs », confie Thomas Pinet.

Viser un approvisionnement 100 % local

Pour l’objectif zéro déchet, l’un des défis est d’utiliser 100 % de la bouteille. Les produits sont conçus dans cette optique. En outre, le packaging a droit à une seconde vie. Ainsi le carton d’emballage des lampes peut se transformer en mangeoire à oiseaux. Thomas Pinet réfléchit actuellement à la seconde vie du carton des verres à tapas. L’approvisionnement local est aussi un objectif important. « Pour le moment, je me fournis à 80 % en Nouvelle-Aquitaine. Cela concerne mes achats de caisses bois, les cols 'guillotine' en aluminium ou encore le pakaging en carton. Je n’ai pas encore trouvé de fournisseur local pour les câbles et les douilles, mais ça viendra sûrement car je suis en prospection permanente. En outre quand c’est possible je travaille avec des Établissements et Service d’aide par le travail (Esat). »

S’organiser pour assurer la commercialisation

Côté fabrication, Thomas Pinet travaille seul pour le moment. Il collecte les bouteilles et les transporte jusqu’à son atelier du Lot-et-Garonne, puis il assure la production : lavage, décollage des étiquettes, découpe à la disqueuse diamantée, ponçage, assemblage et préparation des colis. « Certaines étapes vont être externalisées pour me permettre de dégager du temps pour la partie commerciale, précise-t-il. J’ai récemment rencontré l’entreprise bordelaise Pic’Verre, qui récupère les bouteilles en triporteur chez des particuliers ou des entreprises et les livre ensuite lavées et débarrassées de leurs étiquettes. Je vais aussi confier les expéditions à une plateforme logistique bordelaise. » Thomas Pinet qui s’est donné dix-huit mois pour se dégager un revenu « décent ». Il se concentre désormais sur la distribution avec trois axes privilégiés, les marketplaces destinées au grand public, l’amélioration du site marchand et les circuits de revendeurs.

Bien sûr, je cherche le succès commercial mais dans dix ans j’aimerais aussi que l’on dise c’est une belle entreprise pour toutes les valeurs qu’elle véhicule

Pour en savoir plus septembres.fr

A lire aussi : La terre viticole, matériau artistique

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