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Quali’vendange, pour économiser des traitements

Supprimer les antibotrytis superflus pour limiter le risque de résidus phytosanitaires dans les vins, voici le leitmotiv du dispositif Quali’vendange.

Mis en place par le négoce Touzan, spécialiste du conseil et de la vente phyto en vigne basé en Gironde, le dispositif Quali’vendange a pour vocation de réduire l’usage des antibotrytis sans impacter la santé des raisins. « Nous avons décidé d’agir lorsque plusieurs de nos clients ont été épinglés dans la presse sur la question des résidus », explique Aurélie Albert, ingénieur conseil de l’entreprise. Sachant que dans plus de deux tiers des situations, un seul traitement est suffisant pour lutter efficacement contre le botrytis, les conseillers proposent désormais un service de suivi de l’exploitation pour les optimiser. Cela se concrétise par la visite hebdomadaire des trois parcelles les plus représentatives, depuis la fermeture de la grappe jusqu’à la récolte, pour relever sur 50 grappes l’ensemble des maladies et parasites. Les informations sont ensuite transmises en ligne sous 24 heures.

Améliorer le positionnement pour gagner en efficience

À ces observations s’ajoutent des indices de risque en fonction de la pression parasitaire et de l’historique de la parcelle, étudié en amont par les spécialistes. « L’idée est de donner un conseil en temps réel, explique l’ingénieure. Cela permet au viticulteur de mieux gérer ses mesures prophylactiques et de mieux positionner les interventions, qu’elles soient en biocontrôle ou en conventionnel. » Pour Aurélie Albert, la grande erreur a été de dire aux viticulteurs qu’un antibotrytis pouvait se faire n’importe quand, alors que le positionnement est souvent crucial. « Au stade A par exemple, si l’on intervient avant la date où 80 % des capuchons floraux sont tombés, la protection se fait sur les champignons saprophytes attaquant les débris, mais le botrytis latent lui entrera dans la baie », illustre-t-elle. Grâce à cette prestation, le viticulteur peut espérer économiser le traitement du stade C, voire plus sur des parcelles moins sensibles. Le contrat d’intervention est fixé pour une durée de trois ans, et revient à 2 500 € par campagne pour un suivi de trois parcelles.

Cœur de Kaolin sensibilise le grand public au biocontrôle

Toujours dans l’optique de répondre aux inquiétudes du grand public sur la protection des plantes, l’entreprise Agri Synergie, leader sur le marché des barrières insectifuges minérales, a dévoilé cette campagne son dispositif Cœur de Kaolin. Dorénavant, lors de l’achat de Sokalciarbo, les distributeurs proposeront, en même temps que le produit, un accompagnement technique et une signalétique à apposer à la parcelle, et ce sans surcoût. « Je traite avec du biocontrôle, et ça se voit » peut-on lire sur les panneaux de format A3. « Il y a une forte suspicion face à ces produits, de par le feutrage blanc très visible qu’ils laissent, analyse Michel Vermeil, président de la firme. Alors qu’ils sont 100 % naturels. Cette initiative devrait permettre d’interpeller le passant et de donner un message positif, qui valorise le viticulteur. » L’accompagnement technique, quant à lui, passe par un guide de bonne pratique et la disponibilité des équipes d’Agri Synergie.

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