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Plaimont ouvre son capital à ses salariés

Joël Boueilh, président du Groupement de caves coopératives de Plaimont, dans le Gers, a souhaité ouvrir le capital de l’entreprise à ses salariés pour créer un véritable  sentiment d’appartenance.
Joël Boueilh, président du Groupement de caves coopératives de Plaimont, dans le Gers, a souhaité ouvrir le capital de l’entreprise à ses salariés pour créer un véritable sentiment d’appartenance.
© X. Cresp

Acteur majeur du Sud-Ouest avec 39 millions de cols écoulés en 2013 et un chiffre d’affaires en hausse à 72 millions d’euros sur le dernier exercice (+  deux millions d'euros), le Groupement de caves coopératives de Plaimont (Saint-Mont, Gers)

a créé la surprise en adoptant, lors de sa dernière assemblée générale du 6 mars 2015 l’ouverture du capital et l’offre de participation auprès de ses salariés.

Première coopérative viticole à profiter des nouvelles dispositions de la loi d’avenir pour l’agriculture concernant l’ouverture aux actionnaires non coopérateurs, Plaimont réalise un souhait longuement mûri. La cave a en effet toujours cherché à réunir les trois familles qui la composent, viticulteurs apporteurs, salariés, et entreprise, pour une gestion plus rapprochée et pour créer un véritable sentiment d’appartenance.

Pour Joël Boueilh, son président, « le moment était venu de concrétiser notre idée du collège d’associés. Il s’inscrit dans notre démarche d’entreprise à rassembler, pour profiter des forces vives de chacun, à tous ses échelons. » Les vignerons de Plaimont, habitués à travailler avec les salariés de la coopérative pour assurer la promotion des produits mesurent tout l’intérêt à profiter de cette nouvelle dynamique.

Un engagement minimum de cinq ans

Concrètement, comme pour le plan d’épargne d’entreprise (PEE) institué à Plaimont, les 180 collaborateurs en CDI pourront choisir entre placement et capital social. Avec une part sociale fixée à seize euros et un droit d’entrée de vingt parts, les premières souscriptions devraient démarrer avant l’été. Engagés pour une durée minimum bloquée à cinq ans, identique à celle des producteurs, les salariés actionnaires participeront à la gestion de l’entreprise. Deux d’entre eux seront élus au conseil d’administration. En revanche, la prise de participation salariale ne peut excéder 20 % du capital social.

La philosophie dégagée autour du travail partagé semble être une raison suffisante pour la direction pour aller plus loin. « S’approprier un projet commun pour créer de la valeur ajoutée et dynamiser notre gouvernance, générer de la promotion sociale et susciter l’attractivité de l’emploi grâce à des engagements participatifs forts doivent nous permettre de continuer l’aventure humaine menée par Plaimont depuis trente ans », confie Joël Boueilh.

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