Aller au contenu principal

rhône
Opération de solidarité pour Rhonea

Dans la série des belles initiatives nées pendant le confinement, voici celle de l’Union de cinq caves de la vallée du Rhône Rhonea. Elle a mis gratuitement ses services techniques à disposition de tous les producteurs des aires d'appellation qu'elle couvre.

Thierry Sansot, directeur Vigne et vin de Rhonea.
© E.BRUGVIN

Pendant toute la période de confinement, l’union de cinq caves de la vallée du Rhône Rhonea offre gratuitement ses services à l’ensemble des vignerons de ses aires d’appellation, qu’ils soient adhérents ou pas. « Cette période de confinement, aux conséquences économiques difficiles, pour l’ensemble de la profession est l’occasion de réaffirmer la philosophie d’entraide vigneronne et de la coopération », souligne Pascal Duconget, directeur général de Rhonea et président de l’association des vignerons en développement durable. Pendant toute cette période, l’union qui couvre les terroirs de Vacqueyras, Beaumes-de-Venise, Rasteau, Visan et Sablet, offre l’ensemble de ses services aux viticulteurs non adhérents. « Nous diffusons, au travers des ODG, notre bulletin hebdomadaire d’information de nos adhérents. Nous apportons également nos préconisations sur les bonnes pratiques notamment celles issues de notre outil d’aide à la décision qui s’appuie sur notre réseau de micro-stations météo », explique Thierry Sansot, directeur Vigne et vin de Rhonea.

Un accès gratuit aux services techniques

L’union de caves met également gratuitement l’ensemble de ses services techniques à disposition des producteurs. « Nous accompagnons les vignerons, par exemple, sur des conseils phytosanitaires, d’analyse d’interprétation des sols, dans la mise en place de dossiers de plantations ou d’indemnisation à la suite du gel », reprend Thierry Sansot. Son équipe compte une ingénieure agro et œnologue, un ingénieur agri, deux techniciens viti-œno et fait appel à une compétence externe pour les relevés de veille sanitaire. Tous interviennent dans les vignes en respectant les barrières sanitaires. « Nous constatons l’arrêt d’activité de beaucoup de camions embouteilleurs, reprend Pascal Duconget. Notre cave propose des prestations d’embouteillage à prix coûtant. » Le directeur général voit plus loin : « Face à cette baisse inconnue de l’activité, nous devrons nous poser collectivement la question sur comment, tous ensemble, nous devons demain, travailler plus intelligemment. » Rhonea étudie déjà des solutions mutualisées des capacités de stockage.

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">barriques de vinaigre dans une serre à Cadillac en Gironde</em>
En Gironde : « J’ai installé mes barriques à vinaigre dans une serre et non dans mon chai »

Vigneron multi-actif, Vincent Lataste, du Château Mamin à Cadillac en Gironde, vient d’ajouter la production de vinaigre à son…

Vidéo - En Gironde : une remorque faite maison pour lutter contre le gel de la vigne

Un vigneron bordelais, Frédéric Lahaye, a conçu une remorque antigel. La voici en action.

<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

Julien Chadutaud devant les vignes des domaines Jean Martell
En Charente : « Les tanins de châtaigne permettent de diminuer les doses de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne »

Julien Chadutaud, responsable vignoble aux domaines Jean Martell, à Rouillac, en Charente, a testé les tanins de châtaigne…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole