Aller au contenu principal

Vigne : la passion de la vigne et du vin. Actualité sur la viticulture, l’œnologie, l'équipement, dédié aux viticulteurs et aux

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Désalcoolisation
Ne pas passer à coté d´un nouveau marché

Comme beaucoup de " liristes ", Paul Bunan a tenté l´expérience du lir par curiosité. Les clients ne sont pas encore au rendez-vous mais ce producteur d´AOC Bandol ne voulait pas se priver d´un éventuel marché.


Si la famille Bunan a décidé de désalcooliser une partie de ses vins, au printemps dernier, c´est d´abord par curiosité. " On aime tout ce qui est nouveau, tout ce qui est dans le vent. Quand on voit le tapage que l´on fait sur l´excès d´alcool, on se dit que les vins allégés doivent intéresser un public ", estime Paul Bunan.
Mais voilà, le domaine Bunan, réputé pour ses vins hauts de gamme AOC Bandol ne pouvait pas se permettre de nuire à sa réputation. " Le lir n´est pas un vin, mais l´on retrouve dans ce produit une partie des caractéristiques de notre vin, sa couleur, ses arômes. " Conquis par la qualité du produit, la famille décide de tenter l´expérience. 40 hl de rosé de Bandol et de côte de provence sont expédiés en deux fois chez Michael Paetzold pour y être " lirisés ".
Le vin est envoyé en vrac et revient au domaine, désalcoolisé à 6º, embouteillé et étiqueté. Coût de la prestation, y compris la bouteille et la capsule, (sans le vin) : 1,60 ? par bouteille.
La famille Bunan croit en son "Délire" : "Quand on voit le tapage que l´on fait sur l´excès d´alcool, on se dit que les vins allégés doivent intéresser un public." ©DR

" Pour un nouveau produit, il faut un packaging particulier, nous avons opté pour des bouteilles fermées par une capsule avec une étiquette gaie et colorée. " Quant au nom du produit, il est rapidement trouvé : le " Délire des domaines Bunan ".
Dès la présentation du produit à Vinexpo 2005, la nouveauté suscite beaucoup d´intérêt. " J´ai même été contacté par une journaliste du New-York Times ! " Beaucoup d´intérêt mais pas encore la clientèle espérée. " Nous avons vendu environ 1500 bouteilles, soit le tiers de la production, la clientèle féminine semble plus intéressée. " Quant aux amateurs de vins, ils y sont totalement réfractaires. Il faudra attendre l´été prochain pour espérer voir décoller les ventes car l´hiver n´est pas propice à ce type de boisson désaltérante et légère, à boire frais. " Il faut veiller à ne pas dépasser la DLC de 18 mois, imposée sur ce type de boisson ", rappelle le viticulteur.

Alors, le lir ne serait-il qu´un doux délire ? " C´est trop tôt pour faire un bilan, on se cherche un peu ", avoue Paul Bunan. " Nous ne ciblons pas une clientèle précise. Nous sommes dans une phase d´explication car le concept est totalement novateur. Il faut se bagarrer pour le faire connaître. " Vendu d´abord 10 ? la bouteille, le prix a été revu à la baisse et se situe autour de 7,5 ?, encore bien au-dessus du prix moyen des autres lirs (environ 4 ?). " Nous travaillons avec une matière première chère et nous ne pouvons pas nous permettre de brader le produit. " Et c´est peut être là que le bât blesse. Quoi qu´il en soit, Paul Bunan n´a pas l´attention, pour l´instant, d´arrêter l´expérience. " A force d´en parler, il peut y avoir un retournement de situation et un engouement. On ne peut pas se permettre de passer à côté d´un marché ! "
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Vigne

Les plus lus

Vignette
Le satellite pour surveiller en temps réel l’état hydrique des parcelles de vigne

De quoi s’agit-il ? Le chercheur israélien David Helman et son équipe ont essayé d’…

Marjana Martinic, ancienne vice-présidente de l’Alliance internationale pour une consommation responsable (IARD). © G. Perrin
" Il y a des solutions plus efficaces pour réduire l’abus d’alcool que le Dry January »
Lors du colloque international consacré à la Prohibition du 5 au 9 novembre à Reims, une session était consacrée…
Un bilan très positif pour l’édition 2019 du Sitevi
Avec une fréquentation en légère hausse par rapport à 2017, le Sitevi conserve son statut de salon incontournable pour les…
Vignette
De l’expérimental à la cuvée sur-mesure
En Champagne, Julien Launois a commencé par tester l’impact des différentes chauffes d’un fût sur ses vins. Puis, celui de la…
Avec sa benne et son blocage de différentiel, le Jobber EV5 peut répondre aux attentes de certains viticulteurs. © Deltamics
Le courant passe pour les quads et les SSV
L’offre en quad et SSV électriques est encore très restreinte. Mais de nouveaux modèles, plus adaptés à la viticulture, sont…
Thomas Gomes (à droite) et Guillaume Clemenceau ont commencé par travailler la syrah sur une parcelle de Maury, avant de décider de planter ce cépage sur leurs domaines respectifs situés dans le vignoble de Bordeaux. © J. Gravé
La syrah fait de nouveaux adeptes dans les vignes
Avec le réchauffement climatique, de plus en plus de vignerons cherchent des solutions dans l’encépagement. Expérimenter la syrah…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole