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Le matériel végétal au coeur de mutliples enjeux

Le matériel végétal se trouve à la croisée des chemins. Il doit se réinventer pour dessiner le plant de demain : un cep sain, résistant aux maladies et adapté au changement climatique. Dans cet objectif, pépiniéristes, chercheurs et vignerons travaillent de concert.

Le plant de demain sera sain, nécessitera moins d'intrants et résistera au changement climatique, ou ne sera pas.
© P. Cronenberger

Longtemps délaissé par les vignerons et la recherche, le matériel végétal revient sur le devant de la scène, notamment à la faveur du plan dépérissement et de la pression sociétale sur les produits phytosanitaires. Et il était temps. Car les ceps se trouvent au cœur des enjeux sanitaires et productifs de demain.

Alors quels défis le plant du futur devra-il relever ? Celui de la qualité tout d’abord, qu’elle soit intrinsèque (bon greffage, bonne reprise, belle vigueur), ou sanitaire. Pour cela, il est indispensable de maintenir la surveillance et la prospection des maladies, mais aussi d’améliorer les connaissances scientifiques notamment sur les interactions entre le porte-greffe et le greffon. Le projet Origine devrait y contribuer.

Vers une professionnalisation des pépiniéristes

Parallèlement à cela, le plant du futur devra permettre aux vignerons de diminuer leurs intrants, qu’il s’agisse de phytos ou d’engrais. Là aussi, de nombreuses pistes existent, avec en tête de pont, l’arrivée des variétés résistantes. Enfin, les plants de demain devront être adaptés aux contraintes futures, à savoir le changement climatique et l’évolution de la demande des consommateurs. Variétés étrangères, ancestrales ou encore hybridation font partie des pistes explorées. Dans cette évolution, gageons que la professionnalisation des pépiniéristes voulue par leur fédération sera un levier de poids.

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