Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Pigeons vignerons ?
L'inquiétude grandit sur les crédits OCM

Aucune solution n'a, pour l'instant, été donnée par le ministère de l'agriculture pour éviter que 40 millions d'euros ne retournent dans les caisses à Bruxelles.

Jérome Despey, président du Conseil spécialisé vin, a dit son inquiétude et appelle à une "grande détermination et une mobilisation du gouvernement français. Je pense que le ministre doit se mobiliser davantage que ce qui a été fait"
Jérome Despey, président du Conseil spécialisé vin, a dit son inquiétude et appelle à une "grande détermination et une mobilisation du gouvernement français. Je pense que le ministre doit se mobiliser davantage que ce qui a été fait"
© JC Gutner

40 millions d'euros, issus de l'enveloppe OCM, sont toujours susceptibles de repartir à Bruxelles au 15 octobre prochain, une pillule difficile à avaler pour les producteurs. La situation est d'autant plus préoccupante que seuls 100 millions d'euros avaient été décaissés au 13 juin, sur les 280,3 millions prévus.


Au lendemain du Conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, Jérome Despey, son président, a dit son inquiétude et appelle à une "grande détermination et une mobilisation du gouvernement français. Je pense que le ministre doit se mobiliser davantage que ce qui a été fait". Le ministère n'aurait appris la situation qu'il y a une quinzaine de jours malgré les différentes alertes données par les professionnels ces derniers mois.


La solution, proposée, est de relever le taux d'avancement des aides de 20% à 50%, ce qui permettrait de décaisser les 40 millions d'euros. Ce taux avait déjà été pratiqué en 2009 et 2010. Cette modification doit recevoir l'aval de Bruxelles et la DG Budget semble assez hermétique à l'autoriser.


D'autres pistes sont évoquées comme permettre aux structures porteuses de la restructuration de verser les aides aux viticulteurs, au lieu de réaliser les versements de manière individuelle. L'objectif de cette avance globale est d'accroître la vitesse de décaissement. Les professionnels ont également suggéré de verser la totalité de l'aide de restructuration et non le montant annuel. La proposition avait été formulée dès février auprès de FranceAgriMer et avait été refusée pour des raisons "juridiques et des éléments de risques liés à la non réalisation des plantations" explique un représentant professionnel. Cette proposition a reçu une fin de non recevoir.

Une autre demande est de relever le taux de financement de la mesure investissement de 35 à 40%, ce qui permettrait de décaisser 3 à 4 millions d'euros supplémentaires. FranceAgriMer étudie également la possibilité d'ouvrir une nouvelle mesure investissement liée à des investissements de commercialisation. Il s'agit d'aider, par exemple, à la création de plateforme logistique.

Cette problématique du décaissement fait ressurgir la question de la pérennité de l'OCM vitivinicole. Sa difficulté de gestion pourrait conduire l'administration et la Commission à remettre sur le tapis les Droits à paiement de base, dont la gestion est beaucoup simple et moins coûteuse. Et Jérôme Despey d'indiquer : "les professionnels se posent la question de la volonté d'un retour aux DPB. Le ministre a toujours dit sa volonté de protéger l'OCM, j'aimerais que le ministre ne lâche pas ce point de vue".



Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Vigne

Les plus lus

Les Français boivent davantage de vin pendant le confinement
L'Association européenne des économistes du vin (EuAWE) et la Chaire Vins et Spiritueux de l’INSEEC U ont mené une enquête auprès…
La viticulture française obtient des mesures d'aides spécifiques
Le gouvernement a dévoilé lundi 11 mai une première série de mesures d’aides à la filière viticole gravement touchée par la crise…
La suspension du pont avant s'ajuste au poids sur l'avant du tracteur de manière à conserver le maximum de course, en montée comme en descente. © Deutz-Fahr
Le pont avant suspendu apporte confort et sécurité
Ces dernières années, l’offre optionnelle en pont avant suspendu s’est généralisée dans les catalogues de la majorité des…
Le nombre de vignerons en biodynamie croit de plus de 10% par an. Les deux marques qui se proposent pour certifier la démarche offrent quelques différences. Leur fusion n'est pas envisagée pour l'instant. © J.-C. Gutner/Archives
Viticulture en biodynamie : une démarche, deux marques
La biodynamie a le vent en poupe depuis quelques années. Les vignerons qui veulent s’engager dans la démarche ont le choix entre…
Le gouvernement débloque 30 M€ pour accompagner la mise en place des ZNT
Un fonds national doté d’un budget de 30 millions d’euros va prochainement être débloqué pour soutenir les investissements des…
La grêle prend la Provence par surprise
Lundi 18 mai vers 17h, un orage de grêle non prévu a frappé la Provence verte. Les dégâts sont hétérogènes, mais certaines…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole