Aller au contenu principal

Les vins de Graves lancent un label trois en un

Le syndicat viticole des Graves vient de créer la marque collective « Ambassadeur de Graves », qui sera active à partir de juin 2021. Différents critères de sélection sur les pratiques environnementales et oenotouristiques constituent le cahier des charges, mais le dernier mot est donné au consommateur via la dégustation. Une démarche inédite dans le monde du vin. 

Dominique Guignard, président du syndicat viticole des Graves : " Bien que nos appellations portent le nom de notre sol, elles manquent de lisibilité auprès des consommateurs."
© SYNDICAT VITICOLE DES GRAVES

« Ambassadeur de Graves », c’est le label que certains vins de l’AOC graves arboreront à partir de juin 2021. Portée par le syndicat viticoles des Graves, cette marque collective est le fruit d’une réflexion initiée il y a six ans. « En 2014, nous avons réalisé un audit auprès de nos adhérents afin d’identifier les points forts et les points faibles de nos appellations », raconte Dominique Guignard, président du syndicat viticole des Graves.  « Il en est ressorti que notre gamme manquait de lisibilité, et qu’il existait une sorte de plafond de verre qui cloisonne nos vins en dessous d’un certain prix, peu importe leur niveau d’excellence », poursuit le président.

Lire aussi " 15 M€ supplémentaires d’ici 2022 pour le « Fonds avenir bio »"

L’environnement et l’œnotourisme comme critères de sélection

Le syndicat imagine alors un label capable de valoriser à lui seul l’ensemble des engagements pris par les producteurs pour élaborer un vin de qualité, alors que les obligations règlementaires sont perçues par les producteurs comme des contraintes et non des atouts. Au-delà du respect des cahiers des charges des appellations, le pilier environnemental est le premier critère de sélection. « Les vins labellisés Ambassadeurs de Graves sont obligatoirement certifiés Haute Valeur Environnementale, bio, biodynamie ou ISO 14001 », développe Mayeul L’Huillier, directeur du syndicat. La qualité de l’accueil au domaine est un second critère de sélection. « Le consommateur veut pouvoir visiter le lieu où le vin est produit, et veut être sûr d’y être bien accueilli », complète le directeur. Le label Vignobles et Découverte est donc également un pré-requis pour les Ambassadeurs. « Il y a de nombreux domaines qui ont mis des choses intéressantes en place pour accueillir des visiteurs sans pour autant être certifiés. On espère que notre marque collective les incitera à franchir le cap », expose Dominique Guignard. L’organisme QB vérification est chargé de contrôler ces aspects-là.

Lire aussi " Les députés ont validé le crédit d’impôt Haute valeur environnementale "

Une validation finale qui revient aux consommateurs

Dernière épreuve à passer pour les Ambassadeurs de Graves, la dégustation. Et plutôt deux fois qu’une. « Il y a d’abord une première sélection faite par les vignerons adhérents au syndicat afin de fixer un niveau plancher », explique Dominique Guignard. Dans un second temps, et c’est une première dans le monde du vin, les vins sont soumis à un panel de consommateurs formés par l’institut Techni’Sens, spécialisé en analyse sensorielle. « C’était important de mettre le consommateur au centre de notre dispositif, afin qu’il puisse nous guider vers l’excellence », commente Mayeul L’Huillier.

L’identité visuelle de ce nouveau label est en cours de finalisation, alors que le premier palmarès des Ambassadeurs sera dévoilé fin juin prochain. Les premiers millésimes concernés par le label sont 2019 pour les AOC graves rouge et moelleux et 2020 pour l’AOC graves blancs secs.     

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

<em class="placeholder">Vigne aspergée</em>
En Champagne : « Cet épisode de gel de la vigne va certainement rentrer dans le top 3 des plus dévastateurs »

Les gels du mois de mars et de début avril ont été dévastateurs en Champagne et dans le Chablisien, mais beaucoup moins…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole