Aller au contenu principal

Les vendeurs de phyto ne peuvent officiellement plus vous conseiller depuis le 1er janvier

Désormais la loi interdit aux fournisseurs de produits phytosanitaires de jouer le rôle de conseil tel qu'il existait jusqu'à maintenant. Les nouvelles modalités pratiques sont encore en train de se mettre en place.

Les produits phyto seront désormais vendus sans le conseil, si ce n'est les recommandations d'usage.
© C. de Nadaillac

Depuis le 1er janvier 2021 est entré en application le décret sur la séparation de la vente et du conseil de produits phytosanitaires. L’objectif de ce décret, issu de la loi Egalim de 2018, est de garantir l’indépendance du conseil délivré aux agriculteurs et d’éviter les conflits d’intérêts. Du côté des distributeurs, il stipule que les entreprises sont dorénavant obligées de se positionner soit sur la vente, soit sur le conseil. Votre fournisseur ne peut donc plus vous faire de programme de traitement. S'il ne peut pas vous faire de recommandation écrite, le contexte reste flou sur la possibilité de vous prodiguer des conseils à l'oral. Du côté des utilisateurs (agriculteurs), le décret introduit l’obligation d’un conseil stratégique, pluriannuel et individualisé. Pour les besoins ponctuels, la loi demande à ce que soit fait un conseil dit "spécifique" réalisé par une chambre d'agriculture ou un conseiller indépendant. Elle stipule que ce type de conseil « est formalisé par écrit et précise la substance active ou la spécialité recommandée, la cible, la ou les parcelles concernées, la superficie à traiter, la dose recommandée et les conditions d’utilisation », et s’accompagne de justifications.

Lire aussi: Les modalités de séparations entre la vente et le conseil phyto

Concernant le conseil stratégique, fondé sur un diagnostic de l’exploitation, les décideurs des entreprises utilisatrices de phyto devront attester de la délivrance du conseil lors du renouvellement de leur Certiphyto, à hauteur de 2 conseils stratégiques par période de 5 ans minimum. Ne sont pas soumises en revanche à ce conseil stratégique les entreprises qui sont certifiées bio ou en cours de conversion. Idem pour les entreprises certifiées HVE, ou celles qui n’utilisent que des produits de biocontrôle, substances de base ou substances à faible risque. Il est à noter également que les microentreprises ne sont pas visées par ce décret, et bénéficient d’un délai jusqu’en 2024. Le décret pérennise par ailleurs le dispositif jusqu’alors expérimental des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) et accélère son déploiement.

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

<em class="placeholder">Vigne aspergée</em>
En Champagne : « Cet épisode de gel de la vigne va certainement rentrer dans le top 3 des plus dévastateurs »

Les gels du mois de mars et de début avril ont été dévastateurs en Champagne et dans le Chablisien, mais beaucoup moins…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole