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Les tondeuses autoportées à l’aise dans les vignes étroites

Faciles à conduire, certaines tondeuses autoportées trouvent leur place dans les vignes étroites.

Dans les salons viticoles régionaux en Champagne ou en Bourgogne, les tondeuses autoportées professionnelles, comme les modèles SRA600 d’Iseki ou Rabbit RM60W d’Orec, suscitent l’intérêt des viticulteurs, dans les petites exploitations, comme dans les grandes. D’un poids de 250 à 300 kilos, ces machines automotrices à transmission hydrostatique viennent concurrencer les tondeuses attelées sur les tracteurs enjambeurs ou sur les chenillettes.

Dotées d’une motorisation essence d’une petite vingtaine de chevaux, elles présentent l’avantage d’être basses, proches du sol et donc très stables, "contrairement aux chenillettes qui peuvent se renverser, décheniller dans les dévers", confie-t-on chez Mat’Vert Viti, distributeur des tondeuses autoportées Iseki SRA600. Cette stabilité facilite leur prise en main. Elles peuvent être conduites par des personnes peu expérimentées, sans risques de casse, que ce soit sur la machine, sur les vignes ou sur le palissage. La présence d’un siège est un atout en termes de confort, en comparaison avec les chenillettes à conducteur marchant. La position basse est aussi un avantage en termes de visibilité, par rapport aux enjambeurs : la motorisation étant placée à l’arrière, le conducteur a une position avancée, qui facilite la gestion précise de la direction.

Dans des pentes allant jusqu’à 50 %

Même si seules les roues arrière sont motrices, ces machines se montrent à l’aise dans les vignes en pente. Chaussées en pneumatiques à profil agraire, elles disposent d’une bonne accroche dans le terrain, même après un travail du sol sous le rang. Elles peuvent intervenir dans les pentes jusqu’à 40-50 %. "Au-delà, cela devient dangereux, notamment dans les phases de descente", souligne Arnaud Guillot, technico-commercial pour le quart nord-est de la France pour la société IMI Jardin, qui importe les tondeuses Orec, dont le modèle Rabbit RM60W.

Ces tondeuses autoportées étroites tirent également parti de leur faible poids. Dans le cas d’un printemps humide, elles peuvent intervenir plus précocement que de lourds tracteurs enjambeurs, sans trop dégrader l’enherbement en place.

En termes de débit de chantier, ces tondeuses ne sont limitées que par leur vitesse (9 km/h maximum), mais aussi et surtout par la pente, la hauteur de végétation et la taille des parcelles. Elles ne peuvent cependant pas concurrencer les enjambeurs équipés de plusieurs tondeuses. Même si ces machines sont maniables, elles nécessitent tout de même des tournières de 2 mètres pour pouvoir effectuer des demi-tours sans manœuvre. Comparativement aux enjambeurs, le gabarit est un atout pour entretenir facilement les fourrières.

Des tarifs relativement abordables

D’un point de vue économique, les prix varient en fonction des modèles et des équipements. Le SRA600 d’Iseki est vendu entre 6 000 et 7 000 euros HT pour une largeur de coupe de 60 cm et une largeur hors tout de 68 cm. C’est moins cher qu’une tondeuse avec satellites de tonte sur enjambeur ou sur chenillettes (8 500 à 10 000 €), mais le SRA600 de base ne tond que sur l’interrang. Certaines sociétés, comme les établissements Camus ou Vit’Europe, réalisent des montages de satellites de tonte, qui seront installés à l’arrière de la machine.

Plus chère (autour de 12 000 € HT), l’autoportée Rabbit RM60W d’Orec se distingue par la présence de série de deux tondeuses satellites, ce qui procure à cette machine, d’une largeur hors tout de 72 cm, une largeur de coupe variable de 70,5 à 115,5 cm. De plus, le conducteur dispose d’une bonne visibilité sur les satellites qui sont placés de chaque côté du lamier principal.

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