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Oïdium
Les enseignements de l'enquête lancée par Syngenta

Face à la forte pression de l’oïdium cette année, Syngenta a lancé une enquête auprès des vignerons afin de recueillir leur sentiment et de mieux répondre à leurs attentes. Les résultats de cette enquête confirment que 2012 aura été, de ce point de vue, une année historique.

Les attaques d’oïdium ont eu lieu majoritairement sur grappes pour 87% des répondants et plus de 1 viticulteur sur 3 (37 %) a eu une intensité d’attaque supérieure à 15 %
Les attaques d’oïdium ont eu lieu majoritairement sur grappes pour 87% des répondants et plus de 1 viticulteur sur 3 (37 %) a eu une intensité d’attaque supérieure à 15 %
© ITV

Plus de 75% des vignerons interrogés au cours de cette enquête affirment avoir eu des difficultés à gérer la maladie. « La pression de la maladie a été très forte dans la plupart des vignobles et la lutte a souvent été difficile », note Edith Tusseau, chef de produits vigne chez Syngenta.

Les attaques d’oïdium ont eu lieu majoritairement sur grappes pour 87% des répondants et plus de 1 viticulteur sur 3 (37 %) a eu une intensité d’attaque supérieure à 15 %, seuil à partir duquel les défauts organoleptiques dans les vins deviennent rédhibitoires.

Selon les viticulteurs, un démarrage plus précoce et une meilleure qualité de la pulvérisation sont des éléments clés dans la lutte contre l’oïdium. En effet, les contaminations primaires d’oïdium sont très difficiles à détecter et l’utilisation de modèles est peu répandue. Cela rend le démarrage de la protection difficile. Par ailleurs, un pulvérisateur bien réglé et une pulvérisation fine et soignée face par face permettent d’optimiser l’efficacité d’un traitement. Syngenta a également interrogé les vignerons sur les demandes d’information concernant l’oïdium. Ils souhaitent ainsi connaître en priorité la date du premier traitement, la cadence de renouvellement des traitements, les moyens de lutte et la situation de résistance des matières actives présentes sur le marché. « Afin d’éviter qu’une année comme 2012 ne se reproduise, nous allons être plus présents auprès des viticulteurs en les informant au mieux sur la maladie grâce notamment au dossier oïdium en ligne sur notre site internet. Des journées de formation pour les viticulteurs seront organisées prochainement pour faire un état des connaissances sur la maladie, les moyens de lutte et les solutions existantes pour protéger la vigne », indique Edith Tusseau. De nouvelles solutions pour renforcer la lutte contre l’oïdium de la vigne sont également attendues. Dès 2013, ces innovations pourront pleinement s’intégrer dans les nouveaux programmes de lutte anti-oïdium, ajoute Edith Tusseau.

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