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réussir demain
L’effet antimildiou des extraits de sarments validé au champ

De quoi s’agit-il ?

Depuis 2011, des recherches menées par l’IFV(1) testent l’activité antifongique des polyphénols issus des sarments de vigne. Des tests effectués in vitro ont montré une efficacité à 100 % des extraits bruts de sarments vis-à-vis du mildiou. Les résultats sur botrytis et oïdium ont été moins bons, à peine 60 % d’efficacité. Seul l’effet antimildiou a donc été testé sur vigne et sans autre produit associé.

Quels sont les résultats ?

Après quatre ans d’essai, des efficacités de 20 à 80 % selon les conditions du millésime ont été constatées. "Les premiers résultats intéressants ont été obtenus après trois ans, précise Guillaume Delanoue, ingenieur à l’IFV, car il a fallu d’abord apprendre à manipuler le produit qui s’avère très sensible aux UV." Ce facteur conduit à baser les règles de décision de renouvellement de traitement sur l’exposition au soleil et non sur la pluviométrie comme avec un produit de contact "classique". L’étude comprenait aussi la recherche du cépage "idéal" pour ses sarments riches en polyphénols. Un cépage de la collection de Marseillan a été identifié mais son nom reste encore confidentiel. Une publication scientifique est attendue pour 2019.

À quand sa mise à disposition ?

"Les préconisations et le positionnement sont aujourd’hui assez précis, estime Guillaume Delanoue. L’efficacité du produit tient jusqu’à des pressions fortes, mais elle atteint ses limites sur des pressions très fortes aux stades très sensibles comme à la floraison avec une météo très ensoleillée et une pluie contaminatrice." L’étape suivante est réglementaire. Un dossier d’homologation pour les extraits de sarments comme substance de base à usage phytosanitaire a été déposé au niveau européen avec l’appui de l’Itab. Une fois cette étape franchie, dès que des industriels spécialistes de l’extraction ou de la synthèse se positionneront sur cette innovation, son accessibilité est envisageable vingt-quatre mois plus tard.

 

(1) Dénommé Actisarm puis VitiActif le programme qui entre dans sa dernière année a été porté par le Dr Arnaud Lanoue et ses doctorants au sein du laboratoire BBV à l’université de Tours, sur des financements région Centre Val de Loire, InterLoire et FranceAgriMer. L’IFV est le coordinateur technique terrain du projet.
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