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Le piégeage des sangliers sur l’exploitation viticole devient possible en Dordogne

Depuis le 1er avril 2024 les agriculteurs dordognais peuvent, sous certaines conditions, piéger les sangliers pour défendre leurs cultures.

Les viticulteurs de Dordogne visités par de trop nombreux sangliers pourront désormais les piéger.
Les viticulteurs de Dordogne visités par de trop nombreux sangliers pourront désormais les piéger.
© Marina/stock.adobe.com

Face à la surpopulation avérée et aux dégâts constatés, la chambre d’agriculture a mené une expérimentation de trois ans de piégeage de sangliers sur des exploitations, encadrée par la DDT(1), le lieutenant de louveterie(2) et la fédération de chasse. « Ce test a montré que les agriculteurs sont capables de gérer cela en toute sécurité, et que l’acceptation par les chasseurs locaux est bonne », commente Alexis Cornuez, animateur territorial de la chambre d’agriculture.

Les sites de piégeage et les périodes sont validés en amont

Ainsi les services de l’État ont pérennisé le dispositif en l’inscrivant dans le cadre législatif national, et classé le sanglier comme espèce nuisible. Les agriculteurs et viticulteurs pourront donc participer au travail de régulation face aux niveaux de prélèvement qui plafonnent. « Cela reste une démarche contraignante, prévient Alexis Cornuez. Il faut être sur une commune éligible, suivre une formation et s’équiper de matériel de piégeage spécifique. » Une centaine de sangliers ont été piégés lors des trois années d’expérimentation, et plusieurs viticulteurs sont d’ores et déjà équipés.

(1) Direction départementale des territoires
(2) Auxiliaire de l’État bénévole rattaché à la faune sauvage et chargé de l’abattage des animaux causant des dégâts aux cultures
 

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