Aller au contenu principal

Le passage aux autorisations de plantation en pratique

Dès le premier janvier 2016, les actuels droits de plantation laisseront place à un nouveau système d’autorisations, qui sera entièrement dématérialisé. Mode d’emploi.

À partir de 2016, de nouvelles plantations seront autorisées chaque année dans la limite de 1 % de la superficie du vignoble national.
À partir de 2016, de nouvelles plantations seront autorisées chaque année dans la limite de 1 % de la superficie du vignoble national.
© J.-C. Gutner

Le nouveau système des autorisations de plantation permettra, à la suite des actuels droits, de maintenir une régulation du potentiel viticole jusqu’en 2030. Ces autorisations, définies pour l’ensemble des pays de l’union européenne, concerneront les aussi bien les AOP, IGP que les vins sans IG. Elles seront gratuites, incessibles, et auront une durée de vie maximale de trois ans. La non-utilisation d’une autorisation sera passible de sanctions, comme, par exemple, des amendes pouvant aller jusqu’à 6 000 euros par hectare. Seront exemptées d’autorisation les vignes mères de greffons, les parcelles expérimentales et les vignes destinées à la consommation familiale. La procédure de délivrance des autorisations sera entièrement dématérialisée grâce à une plateforme en ligne : Vitiplantation, alimentée par les informations contenues dans le Casier viticole informatisé (CVI). Voici quelles seront les démarches à entreprendre pour obtenir ces autorisations, suivant le cas de figure dans lequel vous vous trouvez.

Convertir vos droits en autorisation

Dès le 1er janvier 2016, tous les droits de plantation restant dans le portefeuille du viticulteur, de quelque nature qu’ils soient, pourront faire l’objet d’une conversion en autorisations. La demande de conversion, qui n’est pas obligatoire, devra se faire en ligne sur la plateforme Vitiplantation avant la fin de vie des droits et au plus tard avant le 31 décembre 2020. L’exploitant pourra faire sa demande à n’importe quel moment de l’année. La durée de vie de l’autorisation ainsi obtenue sera équivalente à celle restante du droit. Les droits qui n’auront pas été convertis à temps seront perdus, mais cela n’exposera le viticulteur à aucune sanction.

Demander une autorisation de plantation nouvelle

À partir de 2016, de nouvelles plantations seront autorisées chaque année dans la limite de 1 % de la superficie du vignoble national. Les contingents régionaux seront fixés par arrêté interministériel au 1er mars de chaque campagne, sur la base des propositions des ODG et la validation du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer. Pour les vins sans IG, les propositions seront faites par les organisations professionnelles locales intéressées, qui sont actuellement en train de s’orchestrer. Des critères d’éligibilité et de priorité seront également définis chaque année. En 2016, ces critères devraient se baser respectivement sur le détournement de notoriété et les jeunes agriculteurs. Pour demander une autorisation de plantation nouvelle, un dossier devra être déposé sur la plateforme Vitiplantation entre le 1er mars et le 30 avril de l’année. Les dossiers seront instruits par l’Inao et FranceAgriMer jusqu’à la date du 31 juillet de la campagne. Une notification sera transmise au viticulteur au plus tard le 1er août. Une fois l’autorisation délivrée, il disposera de trois ans pour planter, faute de quoi il s’exposera à des sanctions qui seront définies dès cet automne par ordonnance.

Faire une demande d’autorisation de replantation

Pour tout arrachage en 2015, le système des droits s’applique encore. Si la replantation n’intervient pas avant le 31 décembre, ces droits devront être convertis en autorisation, comme vu précédemment. Au-delà de cette date, l’arrachage d’une parcelle donnera lieu automatiquement à une autorisation de replantation pour la surface correspondante. La demande d’autorisation devra toutefois être effectuée sur le portail Vitiplantation dans les deux ans après arrachage, sous peine de perdre la surface. Afin d’éviter tout détournement de notoriété, la replantation devra se faire sur une même zone et pour un même cahier des charges ; et la plantation de vin sans IG engagera le producteur sur ce segment jusqu’en 2030. Les autorités ont par ailleurs prévu la réalisation de contrôles.

@ Plus d’infos

 

http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr

Rubrique « Exploitation agricole » ou au 01 73 30 25 00

 

Portail e-services de FranceAgriMer

Les plus lus

<em class="placeholder">Amélie Berthaire, responsable qualité hygiène et sécurité de l’environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-et-Loire </em>
Cave coopérative de vinification en Saône-et-Loire : « Avec l'IA, je peux parfois gagner jusqu’à la moitié de mon temps »

Amélie Berthaire, responsable qualité, hygiène, sécurité et environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-…

<em class="placeholder">évolution du % d&#039;exploitations déficitaires et bénéficiaires en Occitanie</em>
Viticulture en Occitanie : seulement un quart des exploitations bénéficiaires en 2024

CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur…

<em class="placeholder"> Bertrand Morand – Directeur Filières Coopérative U

&lt; Timothée Zimmerlin – Chef de groupe Liquides Coopérative U

&lt; Olivier Dabadie – Président Plaimont

&lt; ...</em>
Coopérative U choisit la cave coopérative de vinification Plaimont pour lancer son 126e contrat de filière

Le 10 février 2026, sur le salon Wine Paris, Coopérative U et la cave coopérative de Plaimont ont signé un accord de…

<em class="placeholder">Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde</em>
Vignerons Avenir en Gironde : « C’est une chance d’avoir des conseils pointus et accès à un réseau gratuitement »
Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde, a fait partie de la première promotion épaulée par Vignerons Avenir.
<em class="placeholder">Joël Boueilh, président des Vignerons coopérateurs de France et  vigneron à Saint-Mont (Gers), le 28 juin 2023</em>
Caves coopératives de vinification : suite au rapport du CGAAER, des audits régionaux devraient être lancés
La ministre de l’Agriculture a remis le rapport du CGAAER sur les caves coopératives, aux Vignerons coopérateurs. Voilà ce qu’il…
<em class="placeholder">Damien Malejacq, directeur marketing et communication de la cave coopérative Tutiac</em>
Cave coopérative de vinification en Gironde : « Bien utilisée, l'IA permet d’augmenter sa propre efficacité »

Damien Malejacq, directeur marketing et communication de la cave coopérative Tutiac, à Val-de-Livenne, en Gironde, utilise l’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole