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Choix du cépage
Le négoce veut sortir de la logique producteur

La France doit sortir de sa seule logique du terroir, estime l´Afed. «Il faut produire ce que demande le consommateur.» «Nous perdons des parts de marché devant nos concurrents qui ont su s´occuper du consommateur», estime l´Afed, l´Association française des éleveurs-embouteilleurs-distributeurs.


Et en particulier, de ce consommateur qui n´a pas la culture du vin et qui veut simplement un produit de qualité identique d´un bout à l´autre de l´année. «Le concept d´AOC et de référence à l´origine en général ne permet pas d´obtenir de produits « stables », poursuit l´Afed. « Tous les vins de terroir passent par un agrément producteur. Si le vin n´a pas la typicité requise, il est recalé. Or, si le marché demande des produits non typés, la France ne peut pas les lui offrir. Il faudrait remplacer l´agrément par un accord entre le producteur et le négociant qui connaît son marché. » Les vins de pays de trop petites zones ne peuvent non plus satisfaire cette demande. Les vins de pays du Languedoc produits à partir de cépages aromatiques sont trop riches en alcool ce qui contribue à tuer l´arôme, estime le négoce.
Etiquette Fortant ©DR

Etiquette Fortant
La réglementation européenne impose 100 % d´un même cépage dans une bouteille. Au grand regret du négoce.


« Pour stabiliser la qualité et apporter des corrections, il faudrait pouvoir mélanger des vins de pays de différentes régions et élaborer des stratégies de marque à partir d´une identification nationale. Ce qui est aujourd´hui interdit. » Le négoce demande de plus que se mette en place la règle des 85 % pour le cépage et le millésime, soit autoriser le mélange de plusieurs cépages ou millésimes, sachant que l´un dominerait à hauteur de ce pourcentage, ce qui permettrait d´afficher sur l´étiquette le seul nom de ce cépage ou millésime dominant. La souplesse apportée contribuerait à changer la donne de la commercialisation des différents cépages. « On sait par exemple que l´on manque de carbernet sauvignon et de cabernet franc. Avec cette règle des 85 %, on pourrait répondre à la demande en ces cépages. » D´autant plus, affirme l´Afed, que les pays du Nouveau monde, eux, ne s´embarrassent pas de tels règlements. Certains produits de terroir ont toute leur place, en particulier sur le marché national, poursuit encore l´Afed. « Il s´agit simplement d´additionner les stratégies. »

Coopérative La Cévenole « Bois du chatus, de maladie tu n´auras plus »
La Cévenole, coopérative ardéchoise, a fait sien ce proverbe en réhabilitant le chatus, cépage rouge typiquement cévenol. Aujourd´hui, une trentaine d´hectares ont été replantés et ce cépage a été classé recommandé en 1997. La production est actuellement vendue en vin de pays, mais un syndicat de défense du chatus créé en 2000 a déposé une demande de reconnaissance en AOC auprès de l´Inao. Au moins deux raisons ont poussé la coopérative à renouer avec ce cépage, réputé capricieux : il permet l´obtention d´un vin de garde « très original », et permet à la coopérative de se démarquer de la concurrence.

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