Aller au contenu principal

Le forfait agricole, c’est fini !

La loi du 29 décembre 2015 de finances rectificatives pour 2015 a créé un régime de type "micro", qui vient remplacer le régime du forfait agricole à compter de l’imposition des revenus de 2016. L’imposition des bénéfices pour 2015 est encore soumise au régime du forfait.

Le calcul de l’imposition 2017, sur les revenus 2016, ne se fera pas sur la base du forfait agricole mais du micro-BA.
© Union du Cantal

Jusqu’à présent, les exploitants agricoles qui avaient une moyenne de recettes, calculée sur deux années consécutives, inférieure ou égale à 76 300 euros étaient imposables sur une évaluation forfaitaire de leur bénéfice, prenant notamment en compte des critères objectifs tels la surface d’exploitation, le nombre de têtes de bétail, les plantations, etc. Mais à partir des revenus de 2016, cela va évoluer. Le point sur le nouveau régime.

À qui s’applique ce nouveau régime

Ce nouveau régime, de type "micro", s’applique dès lors que les recettes de l’exploitant sont inférieures à une moyenne de 82 200 euros, hors taxes, calculée sur les trois dernières années consécutives (contre 76 300 euros pour le forfait actuel) et hors option pour le régime réel d’imposition.

Lorsque l’agriculteur exerce son activité à titre individuel et également au sein d’un groupement ou d’une société non soumis à l’impôt sur les sociétés, il est nécessaire de retenir non seulement des recettes qu’il réalise à titre personnel, mais aussi de sa quote-part dans les recettes du groupement afin de déterminer s’il peut bénéficier de ce régime d’imposition.

Concernant les groupements agricoles d’exploitation en commun, (GAEC), ce régime s’applique également. Toutefois, au-delà de quatre associés, il faut appliquer un abattement de 40 % par associé supplémentaire. À compter du cinquième associé on retient donc un seuil de 60 % de 82 200 euros par associé.

Comment calculer le bénéfice imposable

Le bénéfice imposable sera alors égal à cette moyenne triennale sous déduction d’un abattement de 87 %, représentant les charges de l’exploitation.

Exemple :

Recettes 2016 : 88 000 € HT

Recettes 2017 : 77 000 € HT

Recettes 2018 : 80 000 € HT

Imposition des revenus de 2018 calculée à partir de la moyenne de ces recettes, soit 245 000 €/3 = 81 666 €

Bénéfice imposable : 81 666 - (87/100 X 81 666) = 10 616 €

Une mise en œuvre progressive

Pour l’imposition des revenus de 2016 et 2017, la mise en œuvre de cette mesure sera progressive afin de prendre en compte les bénéfices forfaitaires agricoles des années 2014 et 2015 dans le calcul des moyennes pour obtenir les résultats imposables des années 2016 et 2017.

- pour les revenus de 2016 (imposition 2017) : moyenne des trois dernières années, soit le micro-BA de 2016 et les bénéfices forfaitaires agricoles de 2015 et 2014 ;

- pour les revenus de 2017 (imposition 2018) : moyenne des trois dernières années, soit les micro-BA de 2017 et 2016 et le bénéfice forfaitaire agricole de 2015.
Pour un conseil adapté, n’hésitez pas à consulter votre notaire.

repères

À partir de 2017, le régime du micro-BA (bénéfice agricole) se substituera au forfait agricole.

Le bénéfice imposable sera égal à la moyenne triennale des recettes, sous déduction d’un abattement de 87 %, représentant les charges de l’exploitation.

Jusqu’à présent, chez les exploitants agricoles l’imposition était réalisée sur une évaluation forfaitaire du bénéfice, prenant notamment en compte la surface d’exploitation, les plantations, etc.

Les plus lus

<em class="placeholder">porte-outils de Grégory Bro</em>
Astuce de viticulteur héraultais : « J’ai créé un châssis léger polyvalent pour moins de 500 euros »
Premier prix de notre Concours de la meilleure astuce, Grégory Bro, viticulteur à Saint-Bauzille-de-la-Sylve, dans l’Hérault, a…
hydrologie régénérative à Cambes, en Bordelais
Vigne en Gironde : « Avec 290 mm de pluie, mon système d’hydrologie régénérative a bien fonctionné »

Avec 37 jours de pluie consécutifs du 14 janvier au 20 février, la France a connu la série la plus longue depuis le…

<em class="placeholder">Amélie Berthaire, responsable qualité hygiène et sécurité de l’environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-et-Loire </em>
Cave coopérative de vinification en Saône-et-Loire : « Avec l'IA, je peux parfois gagner jusqu’à la moitié de mon temps »

Amélie Berthaire, responsable qualité, hygiène, sécurité et environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-…

<em class="placeholder"> Bertrand Morand – Directeur Filières Coopérative U

&lt; Timothée Zimmerlin – Chef de groupe Liquides Coopérative U

&lt; Olivier Dabadie – Président Plaimont

&lt; ...</em>
Coopérative U choisit la cave coopérative de vinification Plaimont pour lancer son 126e contrat de filière

Le 10 février 2026, sur le salon Wine Paris, Coopérative U et la cave coopérative de Plaimont ont signé un accord de…

<em class="placeholder">Pressoirs pneumatiques grosse capacité : 320, 450 et 480 hl, à la cave coopérative de Tutiac en Gironde. Bucher Vaslin Xpert, et au fond pressoir inerté avec réserve de ...</em>
Nouvelle-Aquitaine : des pistes de rationalisation se dessinent pour les caves coopératives de vinification

Les caves coopératives de Nouvelle-Aquitaine ont été auditées par des cabinets indépendants en 2025. Plusieurs pistes d’…

<em class="placeholder">Jean-Marie Fabre Vigneron indépendant</em>
Prêts de consolidation garantis par l’État : « Vignerons, contactez vos banques dès aujourd’hui ! »

Le dispositif de consolidation bancaire a été validé par la loi de finances 2026, avec des critères plus adaptés à la filière…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole