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Législation
Le contrôle technique du pulvérisateur devient obligatoire

A partir de cette année, le contrôle technique des pulvérisateurs est obligatoire tous les cinq ans. La loi sur l’eau de 2006 instaure cet examen destiné à vérifier la capacité des pulvés à réguler les doses épandues.

Les contrôles seront étalés selon le numéro Siren de l’exploitation
Les contrôles seront étalés selon le numéro Siren de l’exploitation
© IP

Le contrôle obligatoire des pulvérisateurs concerne les pulvérisateurs à rampe avec une largeur de travail supérieure à 3 m en horizontal et les pulvérisateurs arboricoles et viticoles distribuant les liquides sur un plan vertical.  "Le contrôle sera à la charge du propriétaire et sera à réaliser à son initiative, indique Benoît Pasquereau, conseiller machinisme à la FDCuma d'Indre-et-Loire. Les contrôles seront étalés selon le numéro Siren de l'exploitation". La première échéance de contrôle, avant le 31 mars 2010, concernera les propriétaires de pulvé dont le nombre constitué du 8ème et 9ème chiffre du numéro Siren est compris entre 00 et 19 (voir encadré).

Certains exploitants pourraient toutefois bénéficier de dérogations. "Les pulvés achetés neufs il y a moins de cinq ans ne seraient soumis à un contrôle que 5 ans après leur mise sur le marché, indiquait fin novembre, avant la parution des décrets d'application, Yves Heinzlé, spécialiste équipements vitivinicoles à l'IFV à Mâcon. Les propriétaires qui auront fait de façon volontaire un contrôle Pulvé Mieux avant le 31 décembre 2008 verront leur échéance de contrôle obligatoire repoussée de cinq ans."

Le coût de ce contrôle obligatoire sera supérieur à celui du Pulvé Mieux, proposé dans les fédérations Cuma pour une centaine d'euros. Et, selon Yves Heinzlé, le coût pourrait augmenter en 2012 avec l'obligation pour les organismes d'inspection faisant plus de 350 contrôles par an d'être agréés COFRAC, en plus de l'agrément par les autorités administratives.

Les points contrôlés

Un premier examen de l'état général du pulvé passera en revue les dispositifs d'attelage, l'état des fixations (corrosion, déformation), le châssis, la transmission hydraulique, les pneumatiques (qui doivent être identiques).

Sur le pulvérisateur lui-même seront scrutés la pompe, la cuve, le bouchon, l'indicateur de niveau, l'incorporateur de produit, l'appareillage de mesures et de régulations (fermeture de buse, manomètre, commandes, retours compensatoires), les tuyaux, les filtres de l'aspiration et des buses.

La structure et la stabilité de la rampe, les porte-jets, les buses, les diffuseurs, le ventilateur, les gaines d'adduction seront également vérifiés.

"Lors du contrôle, si l'inspecteur détecte un problème, le propriétaire du pulvé aura quatre mois pour effectuer les réparations nécessaires et il devra passer un deuxième contrôle", note Benoît Pasquereau de la FDCuma 37. Avant l'examen, mieux vaut donc vérifier que la cloche à air n'est pas percée, qu'il n'y a pas de fuites au niveau d'un tuyau, de la cuve ou de la pompe, que les filtres sont propres.

Si le contrôle est satisfaisant, l'inspecteur apposera sur le pulvé un identifiant (s'il n'existe pas déjà). Un rapport d'inspection sera remis et une vignette indiquant la date limite de validité du contrôle sera à coller sur le pulvé. 

 

 

Bien veiller à l'état de ses buses    

Les buses et les diffuseurs vont tout particulièrement être examinés lors du contrôle. "La régularité du débit sera vérifiée, note Yves Heinzlé. Dans le cas de jets portés notamment, l'homogénéité de la diffusion entre la droite et la gauche sera contrôlée. Le débit sera mesuré, avec une marge de tolérance en pourcentage par rapport à une valeur nominale, pour constater le degré d'usure. Un réglage régulier des buses est nécessaire. Il ne faut pas négliger le caractère abrasif de certaines bouillies sur les buses à pastilles de calibrage inox par exemple. Par ailleurs, la membrane de la cloche à air est elle aussi une pièce d'usure."

 

 

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