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La mélodie du vin selon Ed Motta

Jazzman de talent loué dans le monde entier, le brésilien Ed Motta est aussi un amoureux inconditionnel du vin et des terroirs français. Rencontre avec un véritable épicurien.

Derrière sa voix suave, Ed Motta ne cache pas son amour pour le vin. Il faut dire que sa relation avec la dive bouteille ne date pas d’hier. « Tout a commencé dans les années 90, lorsque j’ai rencontré ma femme Edna. C’est elle qui m’a fait découvrir cet univers », confie-t-il. Quelques années plus tard, son père lui fait découvrir les vins français à travers une bouteille de bourgueil. « C’était comme entendre la voix de Stewie Wonder ou le saxophone de John Coltrane pour la toute première fois ! », se rappelle le musicien. Il se dit alors impressionné par « cette profondeur que l’on ne retrouve que dans les vins français ». Immédiatement conquis, il ne tarde pas à goûter de nombreuses cuvées, sans cesse en quête de nouveaux horizons, du Jura à la Loire, en passant par la Bourgogne, l’Ardèche ou le Rhône. « De manière générale, j’apprécie les vins rouges avec peu d’alcool et des tanins très soyeux », explique-t-il. Côté blancs, il aime la puissance et la complexité du chenin, du savagnin et du chardonnay.

Une quête épicurienne qui passe par l’Hexagone

Lorsqu’il évoque ce nectar divin, Ed Motta se dit touché jusque dans l’âme. C’est ainsi qu’il se souvient de quelques dégustations mémorables, non sans émotion. « Certains vins m’ont fait pleurer. Ce fut le cas d’un vosne-romanée premier cru 2008 du domaine Bizot. J’avais l’impression d’entendre le morceau Aja, joué par Steely Dan, pour la première fois : une perfection », commente l’artiste. Et dans la musique comme dans le vin, Ed Motta recherche tout autant l’harmonie que l’inconnu. « Lorsque l’on ouvre une bouteille, on a toujours une idée de ce qui nous attend mais en réalité, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. C’est le secret du vin », déclare-t-il. Et ce d’autant plus qu’il évolue tout au long de la dégustation, à la manière d’un morceau de jazz. Ed Motta semble bien disposé à poursuivre sa quête épicurienne, qui passe tout droit par l’Hexagone. « La France produit des vins d’un niveau dont personne ne peut s’approcher. Il y a plus que de la magie dans ses terroirs », assure-t-il. En attendant, sans doute retrouve-t-on quelques notes de pinot noir dans son dernier opus, Perpetual Gateways, paru en février dernier. Il suffit de tendre l’oreille…

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