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Boissons alcoolisées et publicité
La loi Évin sera adaptée

Le Premier ministre l´a confirmé : la loi Évin sera adaptée. Des groupes de travail vont se mettre en place chargés de plancher sur la place du vin dans la société avec remise d´un livre blanc le 15 juin.


La mobilisation a payé. Jean-Pierre Raffarin qui a reçu le 25 février une délégation de professionnels emmenée par Xavier Carreau, président de Vin et société, a annoncé que la loi Evin serait adaptée afin de permettre aux interprofessions de communiquer.
Un message confirmé par Hervé Gaymard le 3 mars à l´occasion d´une manifestation à Paris rassemblant quelque 500 professionnels de la filière viticole et une centaine d´élus. « Il ne s´agit pas de remettre en cause cette loi », indique Xavier Carreau. « Mais bien de réaliser les adaptations techniques nécessaires et ceci dans les plus brefs délais, soit dans les deux mois qui viennent, afin que les interprofessions puissent continuer à communiquer sur la qualité de nos produits et sur les terroirs. »

Les récentes attaques judiciaires faites à l´encontre du BIVB (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne) et du CIVB (Conseil interprofessionnel des vins de bordeaux) par l´Anpaa (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) ont révélé, selon les professionnels et certains parlementaires, au sein de la loi Evin un vide juridique que personne n´avait soulevé jusqu´à présent et aboutissant à l´interdiction de ce pourquoi précisément sont faites les interprofessions à savoir communiquer.
©D. R.


La loi, en effet, précise que la publicité autorisée pour les boissons alcooliques est limitée à l´indication du degré volumique d´alcool, de l´origine, de la dénomination, de la composition du produit, du nom et de l´adresse du fabricant, du mode d´élaboration et de consommation. Sont autorisées également des références au terroir de production et la reproduction du contenant. Autant d´éléments qui n´apparaissaient pas dans les affiches de promotion collective bourguignonnes et bordelaises. « La loi Evin s´est trompée de cible. Elle favorise en fait ceux qui ont les moyens d´appliquer strictement cette loi à savoir les grands groupes alcooliers internationaux », estime Marie-Christine Tarby, vice-présidente de Vin et Société. « Si on laisse faire les grandes marques, seul l´ultra-libéralisme aura les moyens de communiquer sur l´alcool fort. Pourra-t-on alors encore parler de politique de santé publique ? Il n´est pas possible de traiter de la même manière les grands alcooliers et les petits producteurs de vin qui n´ont pas les moyens suffisants pour communiquer sur leur propre produit », ajoute encore Alain Suguenot, président du groupe viticole à l´Assemblée nationale.

Une modification législative devrait donc intervenir via un amendement ou une proposition de loi prenant en compte « les facteurs naturels et humains » qui déterminent « la spécificité d´un produit » garantie par une « analyse sensorielle » et favorisant donc une consommation modérée du produit en question.
Les professionnels ont également demandé un moratoire pour que cessent les attaques contre le vin et les campagnes de promotion de toutes les interprofessions viti-vinicoles jusqu´au 15 juin, date de la remise d´un livre blanc sur la place qui doit être réservée au vin dans la société. Ce livre blanc devrait reprendre les résultats des réflexions que vont mener quatre groupes de travail dont le Premier ministre a annoncé la mise en place. Ces groupes de travail seront composés de représentants de la filière, de parlementaires et des pouvoirs publics dont des représentants du ministère de la Santé et de la Sécurité routière. Pourront même être associées à ces groupes des personnes n´ayant pas forcément une bonne opinion du vin comme les adhérents de l´Anpaa.

Le premier groupe sera chargé de la formation, de la prévention et de l´éducation, le second planchera sur la problématique vin et santé, le troisième sur la communication d´une consommation modérée et enfin le dernier se consacrera à l´économie et au marketing. Cette mission, selon Alain Suguenot, devrait permettre « dans le souci d´une politique de santé publique et de prévention, une nouvelle approche pédagogique de ce que pourrait être l´exception culturelle des vins français de qualité afin de mieux communiquer sur la démarche d´excellence qui est la leur. Il y a toute une réflexion à avoir sur la place du vin dans la société, sur notre mode de vie à la française ». Ce livre blanc pourrait déboucher, selon le souhait des professionnels sur un texte législatif à l´automne.
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