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En Champagne, la coopération soutient le portage du foncier

Avec une valeur moyenne d’1,1 million d'euros par hectare, les vignes de Champagne atteignent des prix qui compliquent les transmissions intergénérationnelles.
© G. Perrin

France Valley Champagne est le nom d’une nouvelle société foncière dont la création, officialisée le 11 avril, est soutenue par la fédération des coopératives vinicoles de Champagne (FCVC). Cette structure est portée par une société de gestion parisienne spécialisée dans les actifs fonciers, France Valley, qui s’investit déjà dans le monde rural à travers des GFA forestiers. Son pendant en Champagne s’adressera aux particuliers, qui pourront alors investir dans des parts de foncier local.

Si la foncière champenoise n’a pas vocation à être le seul levier de soutien pour les producteurs du cru, son envergure est inédite. « La foncière France Valley Champagne sera un outil parmi d’autres – tels que les GFA – dans ce domaine, précise Éric Potié, président de la fédération des coopératives de la région. Mais cela se déroulera sur des niveaux plutôt importants, puisque l’on prévoit de porter une dizaine de millions d’euros de foncier par an. » L’outil s’adresse à tous les exploitants champenois, aussi bien coopérateurs que producteurs en caves particulières.

L’enjeu est crucial puisque le territoire viticole champenois est très morcelé. La parcelle moyenne mesure 12 ares, ce qui équivaut à une surface moyenne de 2,5 hectares par producteur. « Beaucoup d’exploitants sont preneurs de vignes à bail », explique Éric Potié. Et selon les données 2018 de la Safer, l’hectare moyen en AOC affiche une valeur d’1,1 million d’euros. Le tout dans un contexte de changement de génération chez les producteurs.

Le portage se fera en lien avec le syndicat général des vignerons de Champagne (SGV). France Valley départagera les candidats et apportera les fonds, après un travail de sélection par un comité paritaire composé du SGV, de la FCVC et la Safer. « Les vignes doivent être louées afin de ne pas interférer sur le marché du foncier libre, et la transaction ne doit pas représenter une 'vente de confort' pour le vigneron", souligne Éric Potié, qui promet « une visibilité quasi complète sur les transferts de parts dans la foncière ». Un dossier est déjà en cours d’étude dans ce cadre : l’exploitant travaille 1,60 hectare de vigne et son propriétaire souhaite vendre 1,10 hectare d’un seul tenant.

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