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Commercialisation
« La cohabitation appellations/vins de pays en rayon n´est toujours pas possible »

Trois questions à Jean-Louis Vallet, directeur de la filière Vins de Carrefour.


Les comités de bassin seront-ils de nature à lancer une nouvelle dynamique commerciale ?
La filière est effectivement en train de créer des bassins de production mais, dans les faits, ils n´existent pas. Gérer conjointement des vins de pays et des AOC est une bonne chose. Mais en attendant, la simple cohabitation des AOC et des vins de pays par région d´origine n´est toujours pas possible sur un même linéaire. Tout le monde est d´accord pour dire qu´il s´agit d´un débat dépassé. Mais l´interdiction n´est toujours pas levée.
Que pensez-vous des efforts de commercialisation mis en place par les coopératives ?
J´attends des coopératives qu´elles fassent leur travail, c´est-à-dire de produire qualitativement et quantitativement un vin demandé par le marché. Je suis ahuri de voir qu´elles possèdent des outils de production éparpillés sur le territoire. Nous sommes encore à l´heure de la coopération de clocher. Il est nécessaire de restructurer l´outil de production et ainsi de revalider le rôle social de la coopération en le repositionnant sur sa fonction technique et économique.
Faut-il craindre une montée en puissance des vins étrangers sur les linéaires ?
Les vins étrangers représentent actuellement environ 1,8 % des ventes de vins chez Carrefour. Un chiffre en légère progression. Ils intéressent surtout des consommateurs curieux de nouvelles sensations. Certes, ils sont de plus en plus nombreux, mais leur croissance n´est pas encore suffisante pour contre-balancer la baisse des consommateurs traditionnels. On pourrait toutefois assister à une augmentation forte de la demande en vins étrangers.

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