Aller au contenu principal

REFORME DES AOC
La certification des contrôles en question

L’Inao serait-il devenu “ une machine à produire de la norme ” ? Les professionnels dénoncent sa dérive technocratique entraînant une lourdeur des contrôles. Voire une possible évolution de l’inspection vers la certification.

SIMPLIFICATION DES PROCEDURES,
question de cout ; certains ODG pourraient être tentés par la voie de la certification pour l’application de leur plan de contrôle.
SIMPLIFICATION DES PROCEDURES,
question de cout ; certains ODG pourraient être tentés par la voie de la certification pour l’application de leur plan de contrôle.
© P. Cronenberger
La question résonne avec une certaine actualité : y aurait-il des conflits d'intérêts au sein du CAC (Comité des agréments et des contrôles), structure mise en place au sein de l'Inao, lors de la réforme des signes de qualité et de l'origine et chargée notamment de valider les plans de contrôle proposés par les ODG (Orga- nismes de gestion). Pour la Cnaoc (Confé- dération nationale des producteurs de vins à AOC), la réponse ne fait pas de doute : " Les organismes de contrôle qui siègent au CAC et en particulier, les organismes de certification (OC) sont à la fois juges et parties. Ces OC sont avant tout des sociétés privées dont l'objectif est de gagner de l'argent. Plus elles auront à contrôler, plus elles gagneront de l'argent. Sauf qu'elles participent à l'approbation des plans de contrôles. C'est une situation ubuesque. Le
contrôle est en train de devenir un business. "
Pour Gérard Boesch, vice-président de la Cnaoc, il est grand temps de changer et la composition et le fonctionnement du CAC. " Sinon, nous allons tout droit vers une approche tatillonne, technocratique et admi- nistrative du contrôle qui ne pourra être que mal comprise par les vignerons. On ne peut que constater que les représentants des orga- nismes de contrôle sont très présents dans les débats au sein du CAC, prenant 50 % du temps de parole alors qu'ils n'occupent que 15 % des sièges. " Et la Cnaoc de plaider pour que l'approbation des plans de contrôle soit de la responsabilité de l'administration de l'Inao. Ce dernier se défend en expli- quant que n'ayant plus la charge des contrôles, sa mission est de rester attentif à leur qualité et de s'assurer par là de la qualité finale des AOP et donc d'être en
mesure de contrôler les contrôleurs. De plus, " les organismes de contrôles doivent être agréés Cofrac d'ici juillet 2011. Les règles de contrôles mises en place par l'Inao permettent que cet agrément soit opérationnel ", précise Jean-Louis Buër, directeur général de l'Ins- titut. Et de rassurer les producteurs : " les règles produites par le CAC concernent les contrô- leurs : le contenu des contrôles n'a pas évolué depuis 2007 ".

Les plus lus

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

<em class="placeholder">Michel Maupas, œnologue à la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard</em>
Dans le Gard : « Nous sommes satisfaits à 75 % de la bioprotection antibrett »

À la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard, Michel Maupas, œnologue, a utilisé deux levures de…

<em class="placeholder">Vendange en champagne, caisses 2024</em>
Vendange 2026 : le ministère table sur un volume de 34 millions d’hectos

Les estimations de récolte 2026 du ministère de l’Agriculture viennent de tomber. Elles situent les vendanges 2026 à 34 Mhl,…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une diversification dans un massif forestier »

Jean-Baptiste Cordonnier, viticulteur aux Châteaux Anthonic et Lestage Darquier Grand Poujeaux, à Moulis-en-Médoc, en Gironde,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole