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Joris Loye redonne vie aux vieux outils

C’est en soudant à l’arc des matériaux de récupération que cet artiste s’est découvert une passion pour la sculpture. Les vieux outils agricoles et viticoles prennent une place importante dans ses œuvres.

Ce héron de trois mètres de haut est fait de socs, pioches et autres outils agricoles.
Ce héron de trois mètres de haut est fait de socs, pioches et autres outils agricoles.
© Joris Loye

Il est des artistes qui naissent par hasard. Ce fut le cas pour Joris Loye, jeune gardois de 26 ans. Rien ne le prédestinait à faire de la sculpture, et pourtant… Tout a commencé en 2009, le jour où il a décidé d’apprendre à souder. Son père lui montre la technique sur le poste du garage, et Joris continue un moment pour s’entraîner. « J’ai pris tout ce qui me passait par la main, explique-t-il, et en assemblant j’ai trouvé que le tout commençait à ressembler à une poule. J’ai continué dans ce sens. » Et le résultat fut prometteur, au point que sa mère lui demande de réaliser dans le même style un poisson pour égayer le bord de leur piscine. Très vite, il va glaner des matériaux dans les garages avoisinants. Ayant grandi dans un village viticole, il n’a pas eu de mal à trouver toutes sortes de matières premières : outils de jardinage, consommables de charrue et autres chutes de bricolage.


Premier prix du festival Art-Recup


Lors d’une escapade de week-end, il découvre l’existence des festivals Art-Récup. Le principe est simple, les artistes disposent d’une benne de ferrailles et de deux jours pour réaliser une sculpture sur place et devant le public. À la fin du week-end, un jury récompense la plus réussie. « Les artistes présents ont insisté pour que je participe à l’édition suivante, car je ne me pensais pas à la hauteur. Ils m’ont beaucoup encouragé », poursuit-il. Et ils ont bien fait. Pour sa première participation, à Thônes (Haute-Savoie), il gagne le premier prix ! Il faut dire que l’imagination ne lui manque pas. Avec lui, une houe devient un bec d’oiseau, un pignon se transforme en œil, un carter de motoculture reprend vie en bréchet… « J’aime beaucoup le principe de détourner les objets, les retrouver là où on ne les attend pas. Cela crée la surprise. En plus, cela permet de donner une seconde vie aux objets, on entre aussi dans une dynamique écologique et citoyenne. »
Ce qu’il y a de spécial dans ses sculptures, c’est qu’elles créent des émotions propres à chacun. L’un sera ému de retrouver une lame de sécateur dans la masse, lui rappelant de longs hivers de taille ; l’autre en voyant un rabot à bois aura la nostalgie de son grand-père ébéniste. Mais que l’on ne demande pas à Joris de réaliser une œuvre particulière. « Ce sont les pièces qui me donnent l’inspiration. Je ne sais jamais ce que je vais faire en commençant », assure-t-il. Quelques-unes de ces sculptures ont déjà été vendues en France, en Belgique et même au Canada. Pour les admirer, rendez-vous les 16 et 17 mai prochains, à Sabran (Gard), avec en prime une session de soudure en nocturne.

 

Plus d’informations sur www.jorisloye-sculpture.com

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