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Glyphosate : la règle des 20 % de la surface supprimée en vigne

Le feuilleton concernant les conditions d'emploi du glyphosate continue. Pour l'heure, il sera restreint à 450 g/ha/an sans limitation de surface sous le rang. © X. Delbecque
Le feuilleton concernant les conditions d'emploi du glyphosate continue. Pour l'heure, il sera restreint à 450 g/ha/an sans limitation de surface sous le rang.
© X. Delbecque

En octobre dernier, l’Anses donnait les nouvelles conditions d’emploi du glyphosate : un usage limité sous le rang à 450 g/ha/an, avec une limitation à 20 % de la surface au maximum. La profession s’est alors empressée de mettre en garde sur l’impasse technique que cela représente en vigne étroite, aucune buse n’étant assez précise pour pulvériser sur une bande de 20 centimètres. Après réévaluation, le comité de suivi des AMM de l’Anses a décidé de supprimer purement et simplement la règle qui limite à 20 % de la surface, pour ne garder que celle des 450 g/ha/an sous le rang (hors situations non mécanisables). Le comité n’a pas souhaité intégrer la notion de vignes « larges » et « étroites », trop complexe à définir selon lui, et n’a pas retenu l’hypothèse d’une bande de largeur unique (50 cm) pour tous les vignobles.

Une décision toujours peu satisfaisante en vignes étroites

« Cela ne lève que partiellement les impasses en vignes étroites, car la dose que l’on pourra employer ne sera pas suffisante pour les vivaces et pluriannuelles », estime Arnaud Descotes, directeur technique et environnement au Comité Champagne, qui ne comprend pas pourquoi la réduction de dose n’a pas été alignée avec l’arboriculture, c’est-à-dire 60 %, contre 80 % en vigne. « Une dose unique pour les cultures pérennes serait plus juste, dit-il. J’espère que cet argument pourra être entendu. » Il faudrait pour cela que la filière remonte au créneau et que l’Anses remette sur la table, encore une fois, la réévaluation des conditions d’usage du glyphosate…

Lire aussi : Usage du glyphosate en viticulture : ce qui va changer

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