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Distillation, prêts garantis : toujours pas de réponses pour la filière viticole

Si l’arrachage a été à l’ordre du jour du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer ce 14 janvier 2026, c’est aussi parce que le dossier de la distillation est au point mort. Tout comme celui des prêts garantis.

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Viticulteurs et caves coopératives attendent l'ouverture d'une campagne de distillation pour pouvoir éliminer des excédents pesant sur le marché.
© Romane Gentil

Les responsables professionnels de la filière viticole demandent la mise en place d’une campagne de distillation depuis mars 2025, afin d’éliminer les excédents qui pèsent sur les caves et sur le marché. Mais le déblocage d’une enveloppe dédiée à la destruction d’excédents viticoles dépend non pas de la rue de Varenne mais de l’Union européenne. Et bien que le commissaire européen à l’agriculture, Christophe Hansen, ait annoncé fin novembre 2025 lors de l’assemblée générale de la Cnaoc qu’il y était favorable, aucune réponse officielle de la Commission européenne n’est encore parvenue aux responsables professionnels.

Lire aussi : Assemblée générale de la Cnaoc : quelles réponses aux questions des viticulteurs ?

La filière attend donc toujours l’enveloppe de 80 millions d’euros, prise sur la réserve de crise européenne, pour financer une campagne de distillation. Selon des sources professionnelles proches du dossier, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, aurait eu des garanties orales lors du dernier conseil des ministres. Reste à concrétiser les paroles par des actes.

Lire aussi : L’état débloque 130 M€ pour une nouvelle vague d’arrachage des vignes

Les prêts garantis en attente d’arbitrages

Autre dossier en suspens : les prêts de restructuration avec garantie à 70 % de la BPI, annoncés par Annie Genevard au dernier Sitevi. Là encore, le dossier patine. « Beaucoup de dossiers ont été rejetés car la mesure nécessite des fonds propres allant jusqu’à 50 % des pertes », déplore Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer. La filière a donc demandé une modification de ce critère d’accessibilité via une « extension viticole ». Elle a en outre plaidé pour relever le plafond de 200 000 euros à 4 M€, afin que les caves coopératives puissent en bénéficier.

Lire aussi : Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

À ce jour, nul ne connaît la capacité d’engagement de ces prêts, le montant ayant été diminué en commission mixte paritaire. Reste à savoir ce qu’il en restera lorsque le budget sera enfin adopté.

« Nous attendons bien sûr les éléments budgétaires, conclut Jérôme Despey, mais nous attendons aussi les arbitrages sur les critères d’éligibilité et sur le plafond. »

Deux autres sujets sont en attente de décisions gouvernementales :

 

  • La suite à donner au rapport CGAAER sur les caves coopératives et le déblocage de l’enveloppe de 10 M€.

 

 

  • La possibilité de discuter des coûts de production au sein des interprofessions afin d’empêcher les achats en dessous des coûts. Cela nécessite un véhicule législatif qui pourrait être la loi d’urgence évoquée par le Premier ministre ou la proposition de projet de loi portée par des députés transpartisans au printemps.

 

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