Aller au contenu principal

Comment baisser ses doses de cuivre

Pour réduire l’utilisation du cuivre en bio, les expérimentations montrent qu’il est plus sûr de le sous-doser que de l’associer à des produits alternatifs.

Diminuer ses doses de cuivre en agriculture biologique, c’est possible, mais délicat. Telle peut être la synthèse de tous les essais réalisés par Marc Chovelon, du Groupe de recherche en agriculture biologique (Grab), sur le sujet. Depuis plus de dix ans, il enchaîne les expérimentations avec tour à tour des produits alternatifs, des associations de cuivre et de décoctions ou encore du cuivre solo peu dosé. « À l’heure actuelle les produits alternatifs mènent dans une impasse, assure-t-il. Nous ne pouvons pas contrôler le mildiou sans cuivre. » Le meilleur moyen pour réduire les doses, selon lui, est encore d’utiliser du cuivre solo sous-dosé, couplé à une stratégie d’observation et de modélisation méticuleuse. « En année normale, on peut commencer les traitements à des doses de 200 à 300 grammes par hectare. Il faudra toutefois les remonter si la pression s’intensifie. » Le technicien souligne l’importance de faire partie d’un groupe de travail et de bien observer ses parcelles.

Des huiles essentielles aux résultats variables

« La floraison, par contre, doit être encadrée sans sous-dosage. Après cela, le viticulteur peut descendre par palier, jusqu’à 200 grammes par hectare courant juillet », poursuit-il. Les alternatives s’avèrent par ailleurs risquées. Les décoctions et tisanes en association avec le cuivre n’ont pas donné de bons résultats. Seules des huiles essentielles, de sarriette ou de prêle par exemple, sortent du lot. « Mais malheureusement les résultats sont encore très hétérogènes selon les régions et les conditions. Il est trop tôt pour envisager cela dans des programmes. » Quoi qu’il en soit, la solution ne sera pas unique ; des stratégies régionales pourraient même être envisagées. En attendant, les essais se poursuivent avec un nouveau projet Casdar cette année.

Les plus lus

Après la sécheresse, soigner la mise en réserve des vignes

Les vignes ont été mises à rude épreuve cet été. Pour ne pas subir les effets pendant plusieurs années, tout doit être mis en…

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

<em class="placeholder">Enjambeur Bobard 1096 Stage V au Sitevi 2025.</em>
Bobard - Une nouvelle génération d'enjambeurs 1096

Le leader des tracteurs enjambeurs réactualise son fer de lance.

Dans le Var : « Mon but est d'avoir une vigne robuste qui produit 15 à 20 hl/ha presque sans intervention »

Avoir un système assez robuste pour être capable de produire quoi qu’il arrive, avec des coûts de production réduits de façon…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole