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Cognac veut de la flexibilité

Stéphane Roy,  président de l’Union générale des viticulteurs pour l’AOC cognac (UGVC) : « Nous demandons la mise en place du potentiel annuel par exploitation. »
Stéphane Roy, président de l’Union générale des viticulteurs pour l’AOC cognac (UGVC) : « Nous demandons la mise en place du potentiel annuel par exploitation. »
© UGVC

Pour inciter les viticulteurs à planter davantage tout en limitant les risques pris, Stéphane Roy, le nouveau président de l’UGVC, plaide pour la mise en place d’outils d’adaptation du potentiel de production.

 

Vous demandez la mise en place d’un potentiel de production annuel par exploitation. En quoi cela consiste-t-il ?


Le véritable problème de la filière, cognacaise en particulier car cela lui a coûté cher dans les années 90, mais aussi française, est l’absence d’outil d’adaptation du potentiel de production. Et en l’absence d’un tel outil, le viticulteur n’a d’autres solutions pour réguler la production que de jouer sur le rendement à l’hectare, puisqu’il est obligé de mettre en culture l’ensemble de son vignoble. Nous demandons donc la mise en place du potentiel annuel par exploitation. Ainsi, en fonction des prévisions de sorties, le viticulteur aurait la possibilité de ne mettre en culture qu’une partie de son vignoble et pourrait aisément maîtriser son niveau de production. Nous avons besoin de cette flexibilité.


Est-ce ce manque de flexibilité qui explique, une certaine frilosité des viticulteurs à accroître leurs surfaces, comme le demande le négoce ?


Bien sûr. Aujourd’hui, une fois que la vigne est plantée, elle est plantée. Aussi les viticulteurs hésitent à se développer. Résultat : la France perd des parts de marché car elle n’a plus suffisamment de production et cette incapacité à produire est effectivement liée à la peur du vigneron d’augmenter ses surfaces, faute de cette flexibilité.

 

Où en est le business plan de la filière cognac qui vise justement à augmenter la production ?

Effectivement, la production n’a pas été à la hauteur de la demande ces deux dernières années. Dans ce plan de développement, la viticulture s’est engagée sur un volume de production et le négoce, sur un niveau global de ventes. Mais, pour éviter tout dérapage, des indicateurs portant sur le volume de production, l’évolution des sorties et des stocks seront mis en place. Ils sont
actuellement en cours de finalisation.

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