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Vin et emballages
Certifié alimentaire ? Nécessaire mais pas suffisant

Idée-clé à retenir du colloque "Vin et emballage, un couple plein d'avenir", organisé ce 6 juin à Montpellier : alimentarité ne veut pas dire neutralité sensorielle.

"Vin et emballages, un couple plein d'avenir", le 6 juin à Montpellier
"Vin et emballages, un couple plein d'avenir", le 6 juin à Montpellier
© ICV

Le colloque "Vins et emballages, un couple plein d'avenir", organisé par l'ICV et Pure Environnement à Montpellier SupAgro hier, ne pouvait tomber mieux, en pleine bagarre commerciale avec la Chine au sujet des phtalates. Un panel d'experts en la matière s'est passé la parole, explorant toutes les facettes des interactions entre le vin et ses différents contenants. "Le vin est un liquide particulier du fait de sa teneur en alcool, qui est comme chacun sait un solvant, et qui peut capter bon nombre de molécules indésirables", a expliqué Michel Larroque, chercheur à la faculté de pharmacie de Montpellier et expert à l'INSERM. Les composés les plus dangereux sont évidemment bien encadrés, comme l'a rappelé Hervé Pey de la DGCCRF.

 

Mais les normes d'alimentarité ne sont pas suffisantes. Plusieurs intervenants l'ont souligné : alimentarité ne veut pas dire neutralité sensorielle ! "Par exemple le butyl acrylate, qui a une odeur piquante de plastique, est autorisé jusqu'à 6 mg/kg de produit. Or une micro-dose de 30 μg/L (200 fois moins !) est suffisante pour marquer négativement un vin !", a annoncé Bénédicte Nicolini, de l'ICV. D'autres molécules issues de migrations dans le vin n'ont même pas de dose limite, et pourtant... "les styrènes n'ont pas de restriction de concentration, mais ils sont perceptibles dès 60 μg/L", ajoute Alain Bobé, de Pure Environnement. Et que dire des TCA, perceptibles à un seuil presque 700 fois inférieur à la dose légale…

 

Conclusion : il ne faut pas se contenter d'un certificat d'alimentarité. Il faut également réclamer un engagement contractuel sur la neutralité sensorielle de la cuve, du tuyau, de la bouteille, du bouchon ou de la capsule à vis que l'on vous vend. "Ce n'est pas gagné, observe Géraud-Pierre Aussendou, de la maison Bouchard, quand on voit la difficulté à récupérer ne serait-ce que les fiches techniques et les certificats d'alimentarité.".

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