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Une unité
AOP et IGP tentent l’accord parfait

Le congrès de la CNAOC a été l’occasion d’afficher la volonté de parler d’une même voix

Michel Servage était présent, aux cotés de Pirre Aguilas et Jacques Gravegeal, au congrès annuel de la Cnaoc.
Michel Servage était présent, aux cotés de Pirre Aguilas et Jacques Gravegeal, au congrès annuel de la Cnaoc.
© DR

Nul n'aurait pu imaginer il y a peu le parterre d'hommes politiques qui s'est affiché au congrès de la CNAOC le 19 mai dernier. Pierre Aguilas, président des AOC, est apparu entouré de Michel Servage, président de la Confédération française des vins de pays et de Jacques Gravegeal, président des Vins de pays d'Oc. Philippe Costes, président de la Fédération Sud des AOC était également présent. Leur message peut se résumer à un slogan offensif : AOP/IGP même combat ! En clair : les indications d'origine veulent parler d'une même voix politique.
Ainsi donc les temps changent. Les AOC refusaient hier encore d'être associées aux vins de pays, considérés comme de vins de table améliorés. Devenues AOP, elles accueillent les IGP comme un bras droit avec qui la bataille de l'origine pourra être menée sur les marchés et surtout sur le plan politique. « Le temps où les AOC et les vins de pays se regardaient sans jamais se parler est révolu ! Nous avons clairement des intérêts communs et nous devons travailler de façon unie pour défendre nos produits » assure Pierre Aguilas qui ne cache pas depuis quelques temps sa volonté d'un rapprochement syndical entre les AOC et les vins de pays. Michel Servage insiste quant à lui sur le fait qu'une collaboration informelle est déjà en place : « Nous travaillons souvent avec Pierre Aguilas. Il était temps d'institutionnaliser ces rencontres. La mécanique d'une action commune est en marche ».
Reste à trouver des sujets sur lesquels les opinions se rejoingnent. Il y a biensûr la question du vin et de la santé. « Sur le sujet, la façon dont la filière se fait traiter devient insupportable » estime Pierre Aguilas. Un deuxième sujet concerne une action syndicale au long court. Il s'agit de la libéralisation des droits de plantation pour les indications d'origine, prévue par l'OCM. Elle devrait intervenir en 2015, avec une possibilité pour les Etats de ne l'appliquer qu'en 2018. Les indications géographiques, AOP et IGP, y sont formellement opposées car elles souhaitent continuer à disposer d'outils de gestion de la production. « Nous devons être capables d'adopter des positions communes pour les défendre à Bruxelles. L'enjeu est de faire l'union de la filière qui doit parler d'une seule voix » affirme Pierre Aguilas.

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