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" Affirmer et confirmer le rôle CNIVéconomique des interprofessions "

Jean-Louis Salies cède sa place à la présidence du CNIV (Comité national des interprofessions des vins à appellation d'origine) mais ne renonce pas à ses responsabilités interprofessionnelles. Bilan de neuf années de mandat.

Jean-Louis Salies cède sa place à la présidence du CNIV mais ne renonce pas à ses responsabilités interprofessionnelles. Bilan de neuf années de mandat.
Jean-Louis Salies cède sa place à la présidence du CNIV mais ne renonce pas à ses responsabilités interprofessionnelles. Bilan de neuf années de mandat.
© J.-C. Gutner

Quel est le dossier qui a marqué le plus votre mandat ?


Parmi les nombreux dossiers que j’ai eu à traiter, celui qui est le plus important est sans nul doute d’avoir affirmé et confirmé le rôle de l’interprofession tant sur le plan national qu’européen. Au début de mon mandat, la chose n’était pas évidente. Les interprofessions étaient remises en cause au sein même de l’Europe. Grâce à l’équipe du CNIV, un travail important a été mis en œuvre pour faire en sorte que l’interprofession devienne la cheville ouvrière de la gestion économique des indications géographiques.

 

Durant votre mandat, des critiques assez sévères émanant de producteurs ont fusé.L’interprofession viticole doit-elle changer ?


Dans la Loire, le Languedoc-Roussillon, le Bordelais, des producteurs ont manifesté leur
désaccord face au système interprofessionnel. Certains sont même allés jusqu’à mener des actions en justice. Quand on est un organe central avec des moyens financiers
importants, on est facilement la cible de critiques. Mais à chaque fois que l’on a été attaqué, la Cour nous a donné raison, ce qui conforte notre légitimité. Par ailleurs, ces critiques nous poussent à nous remettre en question. Depuis, toutes les interprofessions ont évolué dans le bon sens en étant plus transparentes et responsables.


Reste aussi ce débat concernant la représentation des vignerons indépendants et des coopératives au sein des interprofessions. Comment faire avancer les choses ?


Les interprofessions viticoles ont une mission autour des produits et non des métiers. Si l’on commence à en tenir compte, la complexité devient ingérable car il y a aussi des négociants qui sont producteurs. Il vaut mieux s’en tenir à la logique produit ce qui permet d’éviter des représentations syndicales qui inévitablement seront tentées par la démagogie. Or, la mission des interprofessions est de faire de l’économie, pas de la démagogie !



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