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Un an de répit pour la nouvelle réglementation sur la vinification bio

Freinée par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation européenne sur l’agriculture biologique a été repoussée au 1er janvier 2022. D’ici là certains points doivent être précisés par des actes secondaires.

Introduit en 2012, le règlement sur la vinification bio va évoluer en 2022 afin de s'aligner sur la réglementation européenne générale sur les pratiques œnologiques.  © J. Gravé
Introduit en 2012, le règlement sur la vinification bio va évoluer en 2022 afin de s'aligner sur la réglementation européenne générale sur les pratiques œnologiques.
© J. Gravé

Le règlement 2 019/934 sur les pratiques œnologiques dans l’Union européenne est entré en vigueur le 7 décembre 2019. Il sert de base à l’élaboration de la nouvelle réglementation sur la vinification bio, dont l’entrée en vigueur initialement prévue pour 2021 a été reportée au 1er janvier 2022. Au niveau des technologies autorisées, peu de changements sont à prévoir si ce n’est la possibilité de chauffer les moûts jusqu’à 75 °C. « La flash pasteurisation sera donc autorisée en bio à partir de 2022 », commente Valérie Pladeau, ingénieure conseil œnologie et qualité chez SudVinBio.

En revanche côté intrants œnologiques, plusieurs points sont actuellement en suspens. « Nous sommes encore en attente de la publication des actes secondaires et de la liste des auxiliaires de vinification », indique Valérie Pladeau. A priori, la balance penche plutôt vers une interdiction de la cellulose microcristalline utilisée dans certaines préparations de chitosan en tablette. Mais la France a formulé une demande pour qu’elle continue d’être autorisée. Toujours à l’initiative de la France, une autre demande concerne l’autorisation d’utiliser des enzymes pectolitiques en macération, alors que leur autorisation n’est actuellement validée qu’en phase préfermentaire à des fins de clarification. Également en attente, la possibilité d’ajouter de l’acide malique naturel pour acidifier les moûts.

Du côté des certitudes, aucune demande pour autoriser les levures sèches inactivées (LSI) à teneur garantie en glutathion n’a été formulée par les pays de l’Union européenne ; il n’y a donc aucune raison pour qu’elles ne restent pas interdites. Pour le reste, aucun changement n’est à prévoir par rapport à la réglementation actuelle.

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