Occitanie : le traitement des vignes au cuivre par drone autorisé jusqu’au 30 avril dans quatre départements
Invitée des Vignerons indépendants dans le Gard, la ministre de l’Agriculture a annoncé une dérogation temporaire pour le traitement par drone, le versement d’une première tranche de 6 M€ pour l’allègement des charges et la préparation d’un décret sur les organisations de producteurs.
Invitée des Vignerons indépendants dans le Gard, la ministre de l’Agriculture a annoncé une dérogation temporaire pour le traitement par drone, le versement d’une première tranche de 6 M€ pour l’allègement des charges et la préparation d’un décret sur les organisations de producteurs.
Traitement par drone, allègement des charges, organisation de producteurs. La ministre de l’Agriculture n’est pas venue les mains vides au Pont du Gard : invitée par les Vignerons indépendants à l’occasion de leurs rencontres nationales, Annie Genevard est arrivée ce mercredi 25 mars avec quelques réponses aux inquiétudes de la profession.
Traitement des vignes au cuivre par drone : quels départements concernés ?
À commencer par la protection de la vigne après les fortes pluies de cet hiver. « Un arrêté signé ce jour va autoriser temporairement l'épandage par drone de cuivre dans quatre départements, dans les zones géographiques impactées de l'Aude, de l'Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales où les traitements à pied ne sont pas réalisables », a-t-elle indiqué. Cet arrêté sera effectif jusqu'au 30 avril 2026.
Il autorise l'emploi de Bouillie bordelaise RSR, dans des parcelles inaccessibles aux engins terrestres, moyennant de respecter une distance minimale de sécurité de 50 mètres vis-à-vis des habitations, bâtiments avec animaux et points d'eau.
48 h avant chaque application, il est nécessaire de transmettre une déclaration préalable au préfet. Il faut égaleemnt informer les mairies concernées (date, type d'aéronef et plan détaillé) et demander l'affichage en mairie.
Versement d'une première tranche de 6 millions d'euros pour l'allègement des charges
Autre nouvelle attendue : le versement d'une première tranche de 6 M€ de crédit pour l'allègement des charges. Cette somme fait partie du plan de sortie de crise annoncé à Montpellier en novembre dernier. L’enveloppe « sera complétée après les vendanges à hauteur des 10 M€ », a assuré la ministre.
Organisations de producteurs : un projet de décret en cours
Quant à la reconnaissance des organisations de producteurs, le consensus semble avoir été atteint. Rappelons que la capacité à reconnaître des organisations de producteurs est souhaitée par une partie de la filière viticole pour peser dans la répartition de la valeur. Mais cette possibilité inquiète les Vignerons indépendants, qui souhaitent une égalité de traitement au regard des aides. « Sur ce principe, que toutes les familles de la production ont accepté, j'ai demandé à mes services de travailler à un projet de décret équilibré », a déclaré Annie Genevard.
Enfin, la ministre a donné un calendrier pour la loi d’urgence sur l’agriculture qui concernera « l'eau, les moyens de production, la prédation, les compensations foncières ou le revenu ». Le projet de loi sera présenté au conseil des ministres du 8 avril après sa relecture au conseil d'état, pour un examen en mai à l'Assemblée nationale, puis en juin au Sénat.
Lire aussi : Projet de loi d’urgence agricole : que contient le texte envoyé au Conseil d’Etat ?
Ces mesures n’ont pas levé toutes les inquiétudes de la fédération des IGP du Gard qui a réagi par la voix de son président, Denis Verdier. Celui-ci demande que la mise en œuvre de l’arrachage soit la plus rapide possible et que les niveaux de prix pour la distillation soient revus à la hausse.
Quant à Jérôme Despey, vice-président de la FNSEA, il a souligné sur X que l'arrêté constituait « une étape importante mais insuffisante » et pousse pour avancer sur le décret d'application du traitement aérien pour le secteur viticole, en autorisant d'autres produits phytosanitaires.