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« Nous sommes aidés par la précocité de la vendange pour réaliser notre rosé primeur »

Serge Gombert, directeur de la cave coopérative La Venise Provençale, à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, commercialise un primeur dans les trois couleurs. Il nous dévoile le making of du rosé.

Serge Gombert, directeur de la cave coopérative La Venise Provençale, à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône ne rencontre pas de difficulté particulière pour ses ...
Serge Gombert, directeur de la cave coopérative La Venise Provençale, à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône ne rencontre pas de difficulté particulière pour ses primeurs, grâce à la précocité des vendanges.
© S. Gombert

« Nous avons une gamme de primeurs en vin de France depuis plusieurs années, dans les trois couleurs. Le fait que cette cuvée soit en vin de France nous permet de la lancer le troisième jeudi d’octobre, soit un mois plus tôt que le beaujolais. Grâce à cette absence de concurrence, nous pouvons communiquer sur le nouveau millésime, et booster les ventes à une période très calme de l’année. Nous ne rencontrons pas de difficulté particulière pour l’élaborer, notre principal atout étant que nous vendangeons très tôt.

La sélection des jus se fait par rapport au profil frais, tendu et vif

Nous essayons d’orienter les vinifications vers un profil frais. Cela implique des macérations courtes, des extractions faibles, des maturités moins abouties, afin d’avoir davantage de fraîcheur et de l’acidité.

En 2023, le grenache destiné au rosé a été ramassé à partir du 15 août. À l’arrivée à la cave, les raisins sont sulfités puis partent dans un pressoir pneumatique pour une légère macération. Puis nous pressons et ne prenons que les jus de goutte. La sélection des jus se fait par rapport au profil que nous souhaitons frais, tendu et vif.

Les jus partent en stabulation à 5 °C durant une semaine. C’est la période où nous travaillons un peu les lies. Au bout d’une semaine, nous ensemençons avec des LSA ayant un profil plutôt thiolé, puis nous collons à la bentonite. Pour éviter tout départ en malo en post FA, nous abaissons la température à 8-10 °C et sulfitons à 4 g/hl. Le vin est ensuite filtré sur tangentiel, sulfité et filtré sur cartouche à la mise. En 2023, cette dernière a eu lieu le 12 octobre. »

 
La cuvée Nouvelle récolte est vendue 5,50 euros au caveau. Au total, elle représente 6 000 bouteilles réparties sur les trois couleurs.
La cuvée Nouvelle récolte est vendue 5,50 euros au caveau. Au total, elle représente 6 000 bouteilles réparties sur les trois couleurs. © S. Gombert

Cuvée Nouvelle récolte, vendue 5,50 euros au caveau

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