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Gironde : les modalités de l’arrachage sanitaire de vignes se précisent

Le financement de l’arrachage sanitaire des vignes bordelaises a été signé sur le Salon de l’agriculture. Il pourra démarrer dès cet automne afin de répondre au plus vite à la crise que traverse ce vignoble.

Les vignerons bordelais qui le souhaitent pourront arracher dès cet automne avec une aide de 6 000 euros par hectare.
Les vignerons bordelais qui le souhaitent pourront arracher dès cet automne avec une aide de 6 000 euros par hectare.
© P. Cronenberger

C’est signé ! Le 2 mars, l’État, la région Nouvelle-Aquitaine et le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) ont profité du Salon de l’agriculture pour avaliser un accord tripartite finalisant le plan d’arrachage sanitaire demandé par la filière bordelaise. L’État s’y engage à hauteur de 30 millions d’euros et « jusqu’à 38 millions d’euros selon les besoins » précise le communiqué de presse du ministère de l’Agriculture.

De son côté, l’interprofession bordelaise abondera à hauteur de 19 millions d’euros. Et la région Nouvelle-Aquitaine mobilisera 10 millions d’euros sur deux ou trois ans. Soit une enveloppe globale de 57 millions d’euros pour l’arrachage à proprement parler et de 10 millions d’euros pour la reconversion agricole. « Cela représente une aide à l’arrachage sanitaire de 6 000 euros par hectare sur 9 500 hectares », décrypte Bernard Farges, vice-président de l’interprofession bordelaise.

Un arrachage possible dès cet automne

Ce dispositif, ouvert dans le cadre de la lutte contre la flavescence dorée, est destiné aux vignes « abandonnées » n’ayant pas produit en 2022 et à celles qui ne produiront pas en 2023 ou après. Tout le département étant menacé par cette maladie, tous les viticulteurs le désirant pourront y avoir accès. La demande pourra se faire dès cet automne, certainement auprès des services territoriaux comme la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer), pour un arrachage dans la foulée.

Une fois le terrain nu, le vigneron pourra soit le boiser, soit se diversifier (avec des aides de la région s'il s'agit d'au moins 3 ha, cliquer ici pour avoir accès au dossier d'aides à la réorientation) en plantant du chanvre « dont la filière est en train d’être créée avec la région Nouvelle-Aquitaine » révèle Bernard Farges, des noisetiers, des kiwis, des oliviers, du maraîchage, en se lançant dans l’élevage ovin, bovin, etc. La région Nouvelle-Aquitaine compte accompagner « au moins 300 viticulteurs, avec une aide moyenne de 25 000 à 35 000 euros par exploitation », stipule son communiqué.

Elle précise en outre qu’elle aidera les projets de reconversion conformes à « Néo Terra, la feuille de route destinée à accélérer la transition écologique et énergétique ». Et prévient qu’une « attention particulière devra être portée sur le recyclage des ceps ; les brûler revenant à une nouvelle catastrophe écologique ».

Un dispositif à part pour les vignes en friche

Parallèlement à cela, les vignes « en friche », abandonnées depuis plusieurs années, peuvent accéder au dispositif mis en place avec Alliance Forêt Bois, dans le cadre du label bas carbone forêt. Moyennant un engagement à conserver la terre en forêt durant une quinzaine d’années, la coopérative forestière prend en charge l’arrachage de la vigne, la plantation et l’entretien des bois. Le vigneron peut à terme réaliser une coupe et conserver le revenu.

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