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Vincent Lacoste, vigneron au Château de Cranne, sur 32 hectares à Donzac, en Gironde
Diversification en Gironde : « Mon revenu provient à 50 % des ventes de vin et à 50 % de mes autres activités »

Installé depuis 2005 au Château de Cranne, Vincent Lacoste cultive 32 hectares de vignes en bio à Donzac en Gironde. Sa stratégie face à la crise ? Lancer des activités, en autofinancement si possible, et conserver celles qui fonctionnent. Il est ainsi revendeur de cireuses pour le surbouchage des bouteilles depuis 2022.

<em class="placeholder">Vincent Lacoste, vigneron au Château de Cranne, 32 ha à Donzac en Gironde et une cireuse à bouteilles</em>
Vincent Lacoste, vigneron au Château de Cranne, en Gironde, est également revendeur de cireuses.
© Château de Cranne

« Le chiffre d’affaires sur mes ventes de vin a diminué de 25 % depuis l’après Covid, surtout à l’export, où mes importateurs ont réduit leurs volumes. Or on a tous des talents en dehors de faire du vin, il faut les exercer. Depuis que je suis vigneron, j’essaie d’être curieux, de rechercher de nouvelles activités, avec un mantra : autofinancer, à 100 % si possible.

 

 
<em class="placeholder">Vincent Lacoste, vigneron au Château de Cranne, 32 ha à Donzac en Gironde</em>
Pour, Vincent Lacoste, « on a tous des talents en dehors de faire du vin, il faut les exercer ». © Château de Cranne

Aujourd’hui, mon revenu provient à 50 % des ventes de vin et à 50 % de mes autres activités : l’organisation de séminaires pour les entreprises sur le domaine, la plateforme « 70 millions de dégustateurs », que j’ai contribué à créer il y a une dizaine d’années et plus récemment, la revente de cireuses.

En 2021, j’ai profité du fait qu’un nouveau constructeur français se lance pour acheter une machine (20 000 euros), car je voulais démarquer mes vins et il est difficile de faire 50 000 bouteilles à la main. Cet investissement m’a poussé à faire de la prestation. Puis, le constructeur m’a demandé de faire de la représentation sur la Nouvelle-Aquitaine. Je préfère acheter et revendre les machines pour assurer un suivi jusqu’au bout chez les vignerons. L’an dernier, j’ai vendu dix machines mais aucune cette année. En revanche, je fais davantage de location et de prestation.

Dans le même ordre d’idée, j’avais des problèmes dans mes vignes avec les chevreuils et j’ai mis du temps à trouver une solution pas trop chère et assez efficace. Ce sont des fils avec une batterie. Et je me dis que je peux faire profiter les autres vignerons de mon expérience. C’est pourquoi je vais lancer une offre clé en main, avec une efficacité immédiate.

Ce sont des sources de revenu qui restent liées aux problématiques du métier de vigneron. Je suis légitime car je suis aussi utilisateur, je ne me donne pas d’objectif chiffré. J’ai l’impression d’être utile.

Une réduction des charges viticoles nécessaire

En parallèle, j’ai dû diminuer les charges sur l’exploitation, mais j’ai une certaine agilité sur le sujet car j’ai recours à des prestataires. Aujourd’hui, je réfléchis à un projet de plateforme où les consommateurs, les amateurs, les cavistes, pourraient échanger avec des vignerons, sur rendez-vous, contre rémunération, pour valoriser leur temps disponible.

Je ne vais pas arracher de vignes mais je vais sans doute continuer à rationaliser le parcellaire en ne replantant pas des vignes trop âgées et éloignées. Je veux me libérer du temps pour développer la vente et le réseau. »

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