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Un naissage en phase avec la démarche bien-être en porc Collectif 2

Pour répondre au cahier des charges Collectif 2 de Kermené, Stéphane Macé a restructuré la partie naissage de son exploitation avec la création d’une maternité et d’une gestante neuve. Le bien-être animal a été privilégié.

À Plénée-Jugon dans les Côtes d’Armor, Stéphane Macé a totalement modifié la partie naissage de son atelier porc, en passant de 150 truies en conduite 7 bandes à 200 truies en quatre bandes de 44 truies à la mise bas.

« Le premier objectif est de pouvoir travailler avec un salarié à plein temps. La conduite en quatre bandes facilitera l’organisation du travail », précisait l’éleveur, à l’occasion de la porte ouverte organisée le 14 juin dernier. À 52 ans, Stéphane Macé souhaite aussi maintenir son outil de production performant et transmissible. « J’ai pu acquérir en parallèle une exploitation composée d’un engraissement de 1 200 places, d’un post-sevrage de 400 places et d’une fabrique d’aliments à la ferme. La nouvelle structure permettra d’engraisser tous les porcelets. » Il exploite aussi 65 hectares de cultures (maïs, blé, orge) et disposera prochainement de 44 hectares supplémentaires sur un second site qui renforceront le lien au sol. « Par ailleurs je suis engagé dans la démarche de progrès Collectif 2 de Kermené-Leclerc. Mes ventes sont contractualisées sur la base d’un prix du porc indexé sur le coût alimentaire. Cela sécurise mon revenu. Avec ce contrat et des conditions d’élevage qui répondent aux attentes sociétales, je mets en place tous les éléments qui me permettront à terme de transmettre mon exploitation à la génération suivante. »

7 m2 par truie en maternité

La nouvelle maternité est constituée d’une salle unique de 44 places. Les truies sont logées dans des cases liberté spacieuses de 7 m2 (Protek d’I-Tek). Le sol porteur est constitué d’un caillebotis plastique sous les porcelets et en fonte sous la truie. La case dispose d’un nid en coin doté d’un couvercle transparent, d’une trappe frontale pour bloquer les porcelets et de lampes chauffantes Sun Skot, un nouveau type d’éclairage et de chauffage des nids robuste et sans lampe. À l’arrière de la truie, un portillon rabattable facilite l’accès depuis le couloir durant les mises bas. « J’ai choisi cette case pour sa forme en triangle qui donne un espace important à la truie en position ouverte et sa niche spacieuse, facilement accessible et qui permet de bloquer aisément les porcelets », énumère Stéphane Macé. Des couloirs à l’avant et à l’arrière ainsi que des passages latéraux pour passer d’un couloir à l’autre contribuent également à la facilité d’accès aux animaux, même si la surface du bâtiment s’en trouve augmentée. Suite à des visites dans des exploitations dotées d’équipements similaires, il compte libérer ses truies rapidement après la mise bas. « Le troupeau est composé de la CG36 de chez Choice. C’est une truie calme et familière. Les écrasements devraient être limités, même sans faire appel à des cases balance. »

Les truies gestantes sur paille

Les truies gestantes sont logées dans un bâtiment grand volume sur paille qui servait précédemment au compostage du fumier. Elles sont logées en grandes cases équipées de réfectoires Gevilib (I-Tek) avec une commande collective de la fermeture. L’alimentation est à l’auge en soupe, avec l’apport d’un complément d’eau par des pipettes. Les aires d’exercice sont paillées tous les 10 jours. Elles sont accessibles au tracteur par des portails situés à leur extrémité. La ventilation est naturelle par un bardage bois en claire-voie. Le montant des investissements par place est de 7 146 euros pour la maternité, et 833 euros pour la gestante sur paille.

Dominique Poilvet

Fiche élevage

EARL du Pont Rehault à Plénée-Jugon (22)

200 truies naisseur-engraisseur
Conduite en 4 bandes de 44 truies, sevrage à 28 jours
65 hectares de maïs, blé et orge + 44 hectares qui s’ajouteront en 2023
Aliment Le Gouessant
Groupement Syproporcs
Génétique cochette CG36 et verrat Excellium (Choice)

Les partenaires

I-Tek
Émeraude élevage équipement
GT constructions rénovations
Lerétrif Rossard
Le Gouessant

La ventilation doit tenir compte de l’augmentation de la surface

Pascal Hamon, technicien bâtiment Le Gouessant

Pascal Hamon, technicien bâtiment Le Gouessant

« Ce type de maternité liberté offrant 2,5 m2 de surface en plus par truie par rapport à un bâtiment conventionnel nécessite des aménagements en conséquence. Le volume d’air par truie est plus important, d’autant plus que nous avons des élévations de 2,8 m de hauteur. Pour assurer un renouvellement suffisant en période chaude, la salle dispose de deux ventilateurs d’extraction de 500 mm dans la masse pour un débit maximum de 340 m3 par truie, contre 250 m3 en conventionnel. Par ailleurs, les trappes régulées d’entrée d’air dans les salles permettent un mélange progressif de l’air chaud et de l’air froid, et une répartition homogène dans la salle. »

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