Aller au contenu principal

Au sein de Helloco Accouvage, un bâtiment de reproducteurs dinde à la pointe

L’entreprise Le Helloco Accouvage a investi dans un bâtiment innovant, doté d’équipements visant à gagner en performances de ponte, améliorer le confort des animaux et les conditions de travail des salariés.

En ouvrant les portes de son nouveau bâtiment aux professionnels mais aussi au public, l’entreprise Le Helloco Accouvage offre une occasion inédite de découvrir un métier peu connu, celui de multiplicateur en dinde. « On souhaite montrer — aux élus, au voisinage, aux jeunes en formation agricole… — toute la technicité, la modernité des équipements, la maîtrise sanitaire et l’importance de la biosécurité extérieure que revêt la production d’œufs à couver », a souligné Estelle Tanguy-Le Helloco, sa dirigeante, lors de la porte ouverte organisée en novembre attirant près de 500 personnes. L’enjeu de ce nouveau bâtiment dont l’entreprise est propriétaire, était aussi d’offrir aux salariés les meilleures conditions de travail possible. « L’élevage de reproducteurs en dinde est le plus contraignant en termes d’amplitudes horaires. » La ponte est en effet très étalée sur la journée, de 7 heures le matin jusqu’en fin d’après-midi. Quatre salariés travailleront sur le site. Le Helloco a investi un million d’euros, soit 344 euros par mètre carré. Un investissement qui répond à la fois à un besoin de renouvellement et d’agrandissement de son parc d’élevages de reproduction. « Ce bâtiment est adapté pour répondre à des cahiers des charges de plus en plus exigeants, d’abord pour le marché français mais aussi pour nos marchés à l’export en croissance et qui représentent 30 à 40 % de nos volumes. »

Une toiture qui accueillera 322 panneaux photovoltaïques

Situé à Plœuc-sur-Lié en Côtes-d’Armor, le bâtiment de 2 900 m2 a été construit à l’emplacement d’un ancien bâtiment de futurs reproducteurs appartenant à l’entreprise. Il accueillera 6 000 dindes et environ 350 dindons. Du fait de sa largeur (24 mètres), le poulailler est équipé d’une entrée d’air bilatérale et d’une extraction 100 % haute par des cheminées (ventilation progressive basse pression sous concept Skov). Construit par Sérupa, il est composé d’une charpente métallique pouvant supporter les panneaux photovoltaïques qui seront installés mi 2020 (99,8 kWc de puissance). La toiture inclinée à 16° est recouverte de bac acier de couleur taupe, isolée de mousse de polyuréthane (40 mm) et de laine de verre (100 mm). Les côtés sont bardés de panneaux Farmwall de 50 mm avec une jupe en bac acier de 2,2 m.

Une salle de découvaison séparée

La salle d’élevage est séparée par des cloisons pleines en trois compartiments : l’un de 2120 m2 dédié aux femelles, suivi d’une salle de découvaison de 190 m2 et d’une salle pour les mâles de 390 m2. Dans la plupart des bâtiments de ponte, les dindes couveuses sont isolées au sein même de la salle d’élevage. « Le fait de les changer d’environnement dans la salle de découvaison aide à accélérer leur retour en ponte », explique Olivier Tharreau, technicien ponte. La salle femelle est équipée de quatre rangées de pondoirs : deux au centre du bâtiment et deux latérales, séparant la salle en deux lots de 3 000 dindes. Les nids automatiques, à raison de 1 pour 6 femelles, sont équipés d’un portillon qui bascule à l’arrivée d’une dinde, empêchant une autre dinde de s’y introduire. Les œufs sont repoussés vers l’arrière par une cloison pivotante (système à air comprimé). "Ce concept de nids du constructeur MGH facilite l’entretien et limite le risque de ponte au sol. » Les nids sont refermés une fois par heure pour faire sortir les dindes et libérer la place pour les autres. Les OAC sont repris par un tapis à l’arrière des nids, jusqu’à un convoyeur central situé dans le couloir extérieur qui les amène à la table de tri. Ils sont ensuite mis en alvéoles, marqués d’un tampon s’ils sont destinés à l’export puis stockés dans une salle climatisée avant d’être transportés jusqu’au couvoir de Loudéac, une à deux fois par semaine.

Une gestion de l’ambiance par salle

Les dindes sont alimentées par des mangeoires en galva (1 pour 80 femelles) et des abreuvoirs Plasson (1/100). Les dindons sont logés dans deux parcs, également équipés d’abreuvoirs en cloche et de mangeoires longues. La salle de découvaison est séparée par des cloisons grillagées en cinq parcs, dont un servant d’infirmerie. « La ventilation des trois compartiments est gérée de façon indépendante : en fonction de la température et de l’humidité pour les salles coq et découvaison et également en fonction du taux de CO2 pour la salle femelle », explique l’installateur Matélevage. Une brumisation bilatérale permettra de rafraîchir l’air entrant lors des périodes chaudes. L’ensemble du bâtiment est éclairé par quatre lignes de tubes à leds, graduables en intensité et en couleur de lumière, du fabricant CS Led. « Ce réglage de l’intensité lumineuse servira surtout à stimuler les mâles », précise Olivier Tharreau. À noter également la caméra à 360° pour surveiller à distance la salle des femelles, les deux tableaux d’eau séparés pour mâles et femelles, les deux silos avec jauges de contraintes pour faciliter le suivi des commandes d’aliment.

Enfin, le local technique de 230 m2 a été conçu et aménagé en interne par l’équipe de maintenance de l’entreprise. Il comprend un local technique, un bureau, des douches et sanitaires, une lingerie, une salle de pause, en plus de la salle de stockage des OAC.

Une bonne gestion des dindes couveuses

Les reproducteurs arrivent dans le bâtiment de ponte à 29 semaines, pour une durée d’élevage de 29 semaines soit 1,5 bande par an. Après deux semaines de stimulation lumineuse, les dindes sont inséminées par les équipes d’inséminateurs internes au couvoir. Le pic de ponte est atteint au bout de la troisième semaine. C’est après cette période que le phénomène de couvaison est le plus élevé, et par conséquent la charge de travail. Pour limiter le creux de la courbe de ponte, l’enjeu est d’isoler les dindes qui commencent à couver. Elles sont repérées par leur aspect ébouriffé et leur comportement (elles se déplacent moins, ont tendance à rester dans les nids). Ces dindes sont isolées dans la salle de découvaison pendant trois à quatre jours, avant de retourner dans la salle de ponte.

Les plus lus

<em class="placeholder">L’éleveur Loïc Thomas et le chef d’élevage Frédéric Vernert (2ème à gauche), entourés de Franck Martin de la Siac (installateur) et de Benoît Pineau de Skov.</em>
Poules pondeuses : « Pour gérer les fortes chaleurs, j’ai choisi le système pad cooling et la ventilation tunnel »

La Scea de la Higadère dans le Gers a transformé ses deux bâtiments cages en volière, et opté pour une ventilation « …

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Le fait d’enlever la matière organique avec un détergent, cela représente 80 à 90 % de l’efficacité du nettoyage.</em>
La détergence est une étape cruciale pour abaisser la pression contre la coccidiose chez les volailles

L’étape de détergence puis la désinfection à base de phénols sont essentielles pour lutter contre la coccidiose en bâtiment…

<em class="placeholder">Guillaume Jordan, éleveur de 12 000 poules bio à Vénérieu : « Mes trois lots ont été élevés jusqu&#039;à 72 semaines, puis 77 et 81 semaines pour le dernier. »</em>
Allongement de la durée de ponte : « Le risque est calculé en production d'oeufs plein air et bio »

Au sein de Fermiers du Sud-Est, la décision d’allonger la carrière des poules est prise à 40 semaines et un protocole de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)