La question à Sophie Pantel, députée PS de la Lozère
Pourquoi faut-il créer un statut pour les lieutenants de louveterie ?
Sophie Plantel, députée socialiste de la Lozère, défend la création d'un statut pour les lieutenants de louveterie dans la future loi d'urgence agricole. Ce nouveau statut devrait leur permettre d'être mieux accompagnés par l'Etat et de simplifier leur intervention.
Sophie Plantel, députée socialiste de la Lozère, défend la création d'un statut pour les lieutenants de louveterie dans la future loi d'urgence agricole. Ce nouveau statut devrait leur permettre d'être mieux accompagnés par l'Etat et de simplifier leur intervention.
Les lieutenants de louveterie sont des acteurs de terrain indispensables à la gestion de la faune sauvage et à la protection des activités agricoles. Pourtant, alors qu'ils interviennent régulièrement pour prévenir les dégâts aux cultures, lutter contre la prédation ou répondre à des situations d'urgence sanitaire, leur engagement bénévole ne bénéficiait d'aucun véritable statut.
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N’ayant pu obtenir d’inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale [une proposition de loi portant création d'un statut pour les lieutenants de louveterie avait été déposée en juin 2025 NDLR], j'ai transformé le contenu du texte en amendements qui ont été adoptés au sein de la loi d’urgence agricole. Ce travail est devenu transpartisan et a été porté avec plusieurs députés de différents groupes, dont notamment Jean-François Rousset et Marc Fesneau, avec le soutien du ministre délégué chargé de la transition écologique Lefèvre.
Un travail transpartisan
La mission de service public et d'intérêt général des lieutenants de louveterie est désormais reconnue et leur engagement est sécurisé. A titre d'exemple, il est désormais possible de conclure une convention de disponibilité avec leur employeur. L'État aura par ailleurs la faculté de mieux les accompagner matériellement et financièrement via des dotations au sein des territoires. Nous avons également simplifié les procédures d'intervention, avec des arrêtés préfectoraux qui suppriment dans certains cas des consultations préalables afin de permettre des interventions réactives aux côtés des éleveurs. Enfin, les compétences des préfets sont augmentées pour faciliter les interventions en situation d'urgence.
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Ces avancées étaient très attendues. Elles renforcent les moyens d'action des lieutenants de louveterie tout en reconnaissant l'engagement de femmes et d'hommes qui consacrent chaque année des milliers d'heures au service des territoires, des agriculteurs et des éleveurs.
Le projet de loi urgence agricole a été adopté en première lecture. La navette se poursuit au Sénat.
Sophie Plantel, députée socialiste de la Lozère depuis 2024. Crédit : Assemblée nationale