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Une maternité grand espace pour des truies en liberté

A Trégomeur dans les Côtes d'Armor, Gildas Hamet a investi dans une maternité équipée de 36 cases liberté pour son élevage de 250 truies conduites en cinq bandes. Une évolution logique ayant pour objectif de valoriser sa production dans une démarche de qualité.

Installé en 2015 à la tête d’un élevage de 90 truies naisseur engraisseur, Gildas Hamel, éleveur à Trégomeur dans les Côtes-d’Armor, a progressivement augmenté la taille de son cheptel pour arriver aujourd’hui à un outil de production de 250 truies naisseur engraisseur, mené à deux UTH avec une salariée. « Cette nouvelle maternité de 36 places était indispensable pour remplacer un vieux bâtiment arrivé en fin de vie, et pour adapter l’outil de production à l’évolution de la taille du cheptel », expliquait l’éleveur, à la porte ouverte organisée le 8 janvier dernier par son groupement et les fournisseurs.

Lire aussi : « On ne regrette pas d’avoir installé des cases de maternité liberté pour nos truies »

Le choix des cases liberté s’est fait logiquement, dans la continuité des installations existantes. « J’avais investi dans une gestante bien-être sur paille, et mes truies en verraterie sont libérées sitôt les inséminations terminées. Elles sont donc habituées à la liberté et je ne vois pas pourquoi cela ne se passerait pas bien en maternité. » Son technicien du groupement Eureden, Benjamin Perennez, confirme cet avis. « Nos suivis dans les élevages équipés de cases liberté indiquent que le taux de perte de porcelets ne se dégrade pas par rapport à des truies bloquées, grâce notamment à la surface des cases plus importante. Les porcelets ont un meilleur accès aux tétines. Certains éleveurs soulignent aussi qu’ils passent plus de temps en maternité car le travail y est agréable. »

Une surface de 5 m2 pour la truie

Pour choisir le modèle de la case, Gildas Hamel a recherché un maximum d’espace disponible pour la truie. « La case fait 2,7 x 2,6 mètres, soit 7 m2 au total, précise Louis-Marie Audouit, responsable commerciale Aco-Funki France. En position liberté, elle libère un cercle de 2 mètres de diamètre pour la truie, et un total de surface disponible de près de 5 m2, grâce notamment à la position en biais du réfectoire et du positionnement de l’auge dans l’un des angles de la case. » L’éleveur apprécie également le vaste nid accessible du couloir. Il est équipé d’une nouvelle génération de lampe chauffante (Master Heater) de type radiant électrique permettant une répartition uniforme de la chaleur. Le radiant est fixé en permanence au capot du nid. Il est régulé manuellement par un boîtier de contrôle duo (50 ou 100 % de capacité de chauffage). Enfin, la visibilité dans la salle est nettement améliorée par rapport aux premiers modèles de cases liberté commercialisés. L’éleveur a demandé une cloison de 50 cm de hauteur côté couloir. Elle est protégée de la truie en position liberté par l’un des bat-flanc du réfectoire. Les cloisons de séparations entre cases sont également assez basses (80 cm), tout en étant surmontées de trois rangées de tubes. Pour toutes les cloisons de cases de mise bas liberté, Aco-Funki propose désormais un matériau composite rigide (type Trespa) de 1 cm d’épaisseur, plus rigide et moins fragile que le PVC.

L’éleveur a fait le choix d’une entrée d’air par une rangée de trappes régulées en plafond (Fantura de Fancom, installé par Méheust). L’air entrant est envoyé horizontalement le long du plafond plat jusqu’aux murs latéraux, avant de descendre à faible vitesse sur les animaux. L’extraction de l’air vicié est assurée par deux ventilateurs équipés d’une trappe Vortex et d’un débit mètre ATM. « En régulant à la fois le débit d’entrée et de sortie de l’air, on obtient une ventilation de qualité et sans variations à-coups », souligne Yves-Marie Méheust, de la société Méheust à Lamballe.

L’alimentation choisie pour les truies est à sec, avec un alimentateur Nedap individuel permettant une gestion précise de la distribution grâce à une petite vis sans fin à rotation lente entraînée par un moteur. « L’éleveur peut programmer la ration quotidienne de la truie et la fréquence de la distribution sur la journée, précise Yves-Marie Méheust. La précision de la distribution est nettement meilleure que celle d’une machine à soupe, et la gestion des refus dans les auges est simplifiée. »

Côté éco

Entre 6 500 et 7 000 euros la place

Selon Gilles Corlay, technicien bâtiment Eureden, le coût d’une maternité liberté varie généralement entre 6 500 et 7 000 euros la place. La plus-value de 30 % environ par rapport à une maternité standard s’explique par la surface supplémentaire de bâtiment nécessaire (un tiers de plus) et par le prix plus élevé des cases.

Le bâtiment et ses équipements en image

Gildas Hamel a choisi Aco-Funki pour les cases de mise bas. La ventilation et le système d’alimentation sont signés Fancom et Méheust.

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