Aller au contenu principal

Une FAF précise et fiable pour accompagner l’agrandissement de l’élevage

À l’EARL de la Ville Houée à Iffendic en Ille-et-Vilaine, Samuel Morand s’est doté d’une nouvelle fabrique d’aliment mécanique et du stockage nécessaire pour alimenter les animaux de son élevage de 600 truies naisseur-engraisseur.

Avec la rénovation totale de sa fabrique d’aliment, couplée à l’augmentation de la capacité de stockage des matières premières, Samuel Morand, éleveur à Iffendic en Ille-et-Vilaine, se constitue un outil pouvant fabriquer 5 000 tonnes d’aliment par an pour son élevage de 600 truies naisseur-engraisseur. "La FAF existante construite par mon père datait de 24 ans", expliquait-il, à l’occasion d’une porte ouverte organisée le 30 juin dernier avec son fournisseur SNA-Calcialiment. "Elle avait été prévue pour un élevage de 700 places de post-sevrage et 1 400 places d’engraissement. Il était temps de faire de nouveaux investissements pour la rendre plus performante et retrouver une autonomie de stockage suffisante !"

Quatre cellules pour les tourteaux

Le fil conducteur de la nouvelle installation a été la recherche de fiabilité et de précision dans la constitution des aliments. Un nouveau bloc broyeur gravitaire-mélangeuse de 2 000 litres sur châssis peseur (Castel) a été installé dans le hangar existant qui abritait déjà sept cellules à fond conique d’une capacité totale de 1 300 tonnes. Samuel Morand a ajouté une cellule extérieure de 1 000 tonnes pour le blé et quatre cellules sur pied de 50 tonnes chacune pour les tourteaux (soja, colza, tournesol high pro et tournesol low pro). L’installation comprend également une cellule de 35 tonnes pour du coproduit solide (déchets de biscuiteries), et d’une cuve à huile de 12 000 litres. Le maïs produit sur l’exploitation est stocké en silos couloirs. L’éleveur a aussi investi dans six silos minéraux en acier avec un cône inox. "Je n’utilise que des noyaux 3 à 5 % pour apporter le minéral", explique l’éleveur. "La fabrication des minéraux à la ferme n’est pas rentable pour une installation comme la mienne. Cela demande trop de temps, beaucoup de manutentions de sacs et des équipements très pointus pour doser des petites quantités de composants."

Les matières premières sont reprises des silos par des vis, puis convoyées par un tapis élévateur vers le broyeur. La capacité de fabrication est de 1,8 tonne par heure. Une fois constitués, les aliments sont transférés vers une cellule-tampon avant d’être envoyés par une installation pneumatique existante vers les différents silos de l’élevage. Un camion permet d’approvisionner deux fois par semaine un engraissement distant de plusieurs kilomètres.

L’ensemble des équipements neufs (logiciel de gestion TSE/Acemo, broyeur-mélangeuse, cellules extérieures et stockage des minéraux) a coûté 350 000 euros. Ce qui revient à une annuité de dix euros par tonne d’aliment fabriqué. "L’installation existante étant amortie depuis longtemps, le coût de fabrication reste bas, d’autant plus qu’avec ce type d’installation très fiable, les dépenses d’entretien sont très limitées", conclut Samuel Morand.

 
Avis d’expert

Etienne Chevé, responsable commercial SNA-Calcialiment

"Un regain d’intérêt pour la FAF"

"Pour des élevages de plus de 300 truies naisseur-engraisseur, l’objectif prioritaire d’une fabrique d’aliment est d’optimiser le temps passé par l’éleveur, le débit de fabrication et bien sûr la fiabilité des équipements. C’est pourquoi investir dans une FAF mécanique plutôt qu’une installation pneumatique se justifie pleinement pour des fabriques destinées à produire plus de 3 000 tonnes d’aliment par an. Aujourd’hui, on assiste à un regain d’intérêt pour la FAF en France. Au-delà des installations simples permettant de valoriser le maïs produit sur l’exploitation, des éleveurs qui disposent d’un lien au sol et d’un cheptel suffisant (plus de 200 truies) pour amortir une installation performante découvrent l’intérêt de fabriquer eux-mêmes leurs aliments. De plus, beaucoup de fabriques montées il y a 15-20 ans doivent aujourd’hui être agrandies pour suivre l’évolution de la taille de l’atelier porc. Pour tous ces cas de figure, SNA-Calcialiment apporte un service complet d’expertise et d’accompagnement, de la création de l’outil de production jusqu’à l’approvisionnement en minéraux et en matières premières qui complètent les céréales dans les formules."

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

La végétation (ici un mélange moha –trèfles) est bien consommée par les animaux.
Un éleveur bio expérimente le pâturage des porcs charcutiers
Carl Sheard est éleveur de porcs bio dans la région des Pays de la Loire. Il expérimente la pratique du pâturage des porcs en…
"Plus de bien-être animal, moins d’impact environnemental dans notre élevage de porcs"
"Plus de bien-être animal, moins d’impact environnemental dans notre élevage de porcs"
L’EARL de la Foutelais approvisionne la société Bordeau Chesnel en porcs charcutiers engraissés dans un bâtiment alternatif de…
Le nouveau bloc maternité de la Scea Binard se compose de deux salles de 90 places équipées de cases maternité « bien-être » pour un investissement total de 7 200 euros par place (dont un surcoût lié au terrassement).
Deux salles maternités de 90 places de truies conçues pour le confort de travail
La Scea Binard vient d’investir dans un bâtiment maternité doté de deux grandes salles de 90 places. Les associés de l’…
Kevin et Benjamin Coupu ont saisi l’opportunité d’un nouveau débouché de valorisation pour investir dans un bâtiment d’engraissement alternatif de porcs sur paille avec un raclage en V des déjections.
Jeune installé en porc : « Devancer les contraintes pour en faire des opportunités »
Kevin et Benjamin Coupu sont installés depuis 2018 sur l’exploitation familiale. Ils ont repris en complément une ferme voisine…
Sylvain Serandour. «L’été, en début de soirée, les cochons sont nombreux à venir profiter de la fraîcheur de la courette.»
Les cochons valident leur bâtiment bien-être
Un an après la mise en route de leur engraissement alternatif de 1 200 places, Sylviane et Sylvain Serandour se disent satisfaits…
Six chinois parmi les dix principaux producteurs de porcs dans le monde
Six chinois parmi les dix principaux producteurs de porcs dans le monde

Le classement des 40 principaux producteurs de porcs dans le monde possédant au moins 100 000 truies…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)