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Porc : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière porcine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de porcs.

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Un nouvel outil de sélection pour le Maxter et le Magnus

Hypor a inauguré le 30 octobre dernier à Sichamps dans la Nièvre un nouveau bâtiment d’engraissement destiné à la sélection de ses futurs verrats Maxter et Magnus.

De gauche à droite : Romain Guillo, resonsable du site de Sichamps, Bernard Brogard, technicien bâtiment Porc Armor Evolution, Jeroen Van de Camp, directeur global des opérations Hypor, Julien Briant, directeur Hypor France, et Raf Beeren, directeur Hypor monde.
© D. Poilvet

Le nouveau bâtiment d’engraissement de 1 990 places (5 salles de 186 mâles et 5 de 192 femelles, plus deux salles de finition de 50 places) inauguré à la station de sélection de Sichamps fait partie d’un plan d’investissement de quarante millions d’euros sur cinq ans engagé par Hypor pour moderniser ses outils de sélection. Les salles seront prochainement équipées de soixante-douze stations d’alimentation individuelle, qui enregistreront les consommations et les prises de poids journalières individuelles de 3 600 verrats par an, " ce qui fait de ce bâtiment un des plus grands outils de sélection en Europe ", souligne Julien Briant, directeur d’Hypor France. L’indice de consommation représente aujourd’hui 33 % de l’effort de sélection sur la lignée Maxter, devant la qualité de la carcasse (21 %) et la croissance (20 %) (voir infographie). « L’objectif est de calculer à chaque instant de la vie de l’animal son efficience alimentaire », explique-t-il. Pour cela, l’un des critères utilisé est la consommation moyenne journalière résiduelle (CMJR). Il représente la différence entre la quantité d’aliment ingérée par l’animal et celle prédite par des équations mathématiques en fonction de ses dépenses d’entretien et de croissance. Plus cette CMJR est faible, plus les animaux sont efficaces pour un niveau de production donné. « En pratique, pour la population Maxter dont l’indice de consommation moyen est de 2,30, l’objectif est de sélectionner les individus ayant un indice de consommation inférieur à 2,10 pour au final atteindre cette valeur pour l’ensemble du cheptel. »

Julien Briant souligne également que ce travail réalisé sur l’indice de consommation vient en complément de la sélection menée ces dernières années sur l’épaisseur de lard dorsal. « Selon les références collectées par Imevia, l’un de nos distributeurs en France, le niveau des plus-values techniques des issus de Maxter est désormais supérieur de plus d’un centime à la moyenne Uniporc. » Un écart qu’il explique par les valeurs du G3 qui ne cessent de baisser, et par l’homogénéité des animaux en fin d’engraissement qui permet de placer plus de porcs dans la gamme. Julien Briant souligne aussi l’écart de prolificité obtenu en faveur des truies inséminées par de la semence Maxter, qui se traduit par 0,8 à 1 porcelet né de plus par portée. "Ces chiffres sont basés sur le retour de nos distributeurs et sur l’ensemble de nos essais conduits en élevage ", souligne-t-il. « Nous n’avons pas encore trouvé d’explication scientifique à cette différence, mais elle est réelle, quelle que soit la truie utilisée et en comparaison avec d’autres lignées Piétrain présentes sur les marchés européens. »

En chiffres

Hypor Maxter

1 500 truies en sélection

17 % du marché français

Sélection génomique depuis 2014

100 % stress négatif NN

Un engraissement à la mode des Pays-Bas

Si le gros œuvre (charpente et élévations) a été réalisé par des entreprises françaises (CME et Rose-Charpente) et la conception du bâtiment porte la signature de Bernard Brogard, technicien bâtiment Porc Armor Evolution, les équipements intérieurs ont été fournis par des entreprises nord-européennes. La ventilation (Hotraco) est centralisée, avec des trappes en matériau composite en sortie de salle sous caillebotis donnant dans la gaine centrale, identiques aux trappes d’entrée d’air régulées parfois utilisées dans les bâtiments français. Le système d’alimentation multiphase à sec (VDL Agrotech) a été placé dans le comble. Les deux chaînes d’alimentation primaires alimentent par gravité quatre chaînes secondaires qui circulent horizontalement dans les salles. Les équipements intérieurs sont signés Vereijken, avec des cloisons PVC renforcées pour s’adapter au poids élevé des animaux à la vente (+ de 140 kg). Les caillebotis Picto du belge Anders ont des rainures biseautées pouvant être colmatées par des profilés, permettant ainsi de créer un gisoir plein si une nouvelle norme bien-être l’impose. Ils présentent aussi la particularité de mesurer un mètre de large sur trois mètres de long pour un poids unitaire de 545 kg, ce qui nécessite l’utilisation d’une grue pour leur mise en place.

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