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Un confort de travail déterminant à la station de sélection

José Pedro Souza a quitté le Portugal pour devenir chef d’élevage de la station de sélection Hypor à Sichamps, dans la Nièvre. Les bonnes conditions de travail ont été un critère déterminant de son choix.

Du soleil portugais à la neige nivernaise, le changement de climat est rude pour José Pedro Souza. Mais après six mois passés à la tête de la station de sélection Hypor de Sichamps, il ne regrette pas sa décision. « J’ai été séduit par la qualité des installations et par les conditions de travail, souligne-t-il. Ici, c’est comme dans un hôpital. Les locaux sont toujours propres. L’automatisation et l’informatisation des équipements rendent le travail facile. Les rénovations effectuées ces dernières années dans les bâtiments ont permis d’apporter plus de confort et de bien-être aux animaux. Cet aspect est aussi déterminant dans la qualité du travail. »

Des rénovations faites en tenant compte des souhaits des salariés

Le jeune responsable d’élevage, âgé de 34 ans, a suivi une formation universitaire en zootechnie. Après avoir fait des stages en production laitière puis en volaille, il occupe les postes de responsable d’élevage en porc, puis coordinateur technique dans un atelier naissage, avec pour mission d’améliorer les performances techniques. Riche de sept ans de pratique sur le terrain, il décide l’an dernier de franchir une nouvelle étape, après avoir vu une petite annonce d’Hypor sur le réseau social professionnel Linkedin. « Je ne connaissais pas un mot de français, mais j’ai mis en avant mes compétences professionnelles. » Un premier contact avec Romain Guillo, l’ancien responsable de la station, puis avec Julien Briant, directeur d’Hypor France, le convainc de tenter sa chance. « Nous avions convenu d’une première prise de contact d’une semaine », se souvient Julien Briant. Essai concluant, puisque dès son arrivée, José Pedro s’est tout de suite senti à l’aise dans l’outil de production. « Toutes les rénovations et les nouvelles constructions réalisées depuis la reprise de cet élevage par Hendrix Genetics ont été faites pour améliorer les conditions de travail et le bien-être animal », explique Julien Briant. Le bloc gestantes a été entièrement refait, sous la houlette de Romain Guillo, assisté de Bernard Brogard en tant que technicien bâtiment, et de Jean-Marc Laurent, le technicien conseil de l’élevage. « Les agencements ont été faits en tenant compte des souhaits des salariés. » Les truies gestantes Maxter et Duroc qui constituent la tête de pyramide de ces deux lignées sont logées dans une salle, comprenant une case unique équipée de DAC dynamiques, un bloc verraterie et des cases d’entraînement au DAC pour les cochettes. « Cette conception open space rend le travail plus agréable et facilite la communication entre les salariés », estime José Pedro, qui constate également que les deux lignées de truies confirmées pleines cohabitent dans la grande case sans aucune agressivité. « C’est une preuve de leur bien-être. » À côté, le nouveau bâtiment de testage de 1 900 places mis en service en novembre 2017 (voir Réussir Porc, décembre 2017, page 42) est un modèle d’outil performant. José Pedro pilote avec doigté le logiciel qui gère les stations d’alimentation individuelles. « Ce type d’équipement contribue largement à l’amélioration des conditions de travail, souligne-t-il. C’est l’un des éléments déterminants pour attirer les jeunes qui apprécient généralement les nouvelles technologies. »

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