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Réduction des antibiotiques : biosécurité et conduite stricte avant tout !

Les stratégies gagnantes pour réduire l’utilisation des antibiotiques passent obligatoirement par des mesures de biosécurité importantes et une conduite d’élevage stricte.
C’est la conclusion d’une étude réalisée par la chambre d’agriculture de Bretagne auprès de 21 éleveurs qui utilisent peu ou pas d’antibiotiques.
Parmi les mesures de biosécurité, certaines sont évidentes et appliquées par la plupart : tout plein-tout vide, nettoyage-désinfection des salles systématiques, nettoyage des couloirs après transfert. D’autres le sont moins : marche en avant stricte, absence d’animaux domestiques dans les bâtiments (chats…), sas d’entrée ou bureau aménagé, ou encore changement de tenue et lavage des mains à l’entrée de l’élevage.
Les règles de conduite revêtent également une grande importance pour les éleveurs qui utilisent peu d’antibiotiques. Outre les mesures appliquées par tous (préchauffage systématique des post-sevrages), beaucoup vont plus loin : vidange des fosses, respect strict des densités, allotement des animaux par rang de portée…
Concernant les équipements, la plupart disposent d’une pompe doseuse fonctionnelle.
Leur bloc naissage est séparé de l’engraissement.

 

Améliorer les pratiques pour diminuer les résistances

 

En parallèle à cette enquête, l’Anses a mis en évidence les mauvaises pratiques d’utilisation
des antibiotiques qui augmentent la résistance des bactéries.
« Avant tout, il faut éviter le « préventif historique », mis en place il y a longtemps, et qui ne présente souvent plus d’utilité », souligne Claire Chauvin, vétérinaire à l’Anses. Les usages mal maîtrisés sont aussi à proscrire : aliments médicamenteux sous la mère, posologies non respectées (pâtes orales administrées une seule fois). Les molécules très importantes en médecine humaine doivent être évitées en productions animales (céphalosporines, fluoroquinolones). Enfin, des expositions de longue durée de la flore digestive aux antibiotiques sont néfastes.
Sont notamment visés les aliments médicamenteux systématiques.

 

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