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Priorité à la santé du porcelet

Parmi les multiples sujets abordés au dernier congrès annuel des vétérinaires porcins français (AFMVP) qui s'est tenu en décembre dernier, une grande partie a été consacrée au sanitaire en post-sevrage.

Le porcelet a fait l'objet de nombreux exposés au cours des deux journées de l'Association française de médecine vétérinaire porcine, rassemblant plus de cent vétérinaires  spécialisés en production porcine à l'Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, en décembre dernier.

Cet intérêt pour la phase de post-sevrage s'explique d'abord parce que toutes les études montrent que c'est à ce stade que le sanitaire se dégrade le plus souvent, essentiellement au niveau digestif. Il est donc logique que ce soit aussi sur cette période que la majorité des antibiotiques (70 %) soit distribuée dans les élevages .
La réduction de la distribution de ces antibiotiques passe donc par la phase de post- sevrage où des colibacilles sont le plus souvent responsables de dérives sanitaires. Des colibacilles dont la sensibilité aux antibiotiques n'a globalement cessé de baisser au cours des dernières années, comme le montre Hervé Morvan, du LDA 22.

Mais la situation semble s'inverser, en particulier vis-à-vis des céphalosporines de 3e et 4e génération pour lesquelles la profession s'est engagée sur une réduction drastique de leur usage.
L'autre bonne nouvelle vient des résultats des équipes Elanco qui ont montré que, face à des phénomènes de résistance des colibacilles acquises dans un élevage vis-à-vis des antibiotiques, le retour à de meilleures pratiques pouvait permettre de retrouver une sensibilité de ces mêmes colibacilles après environ six mois.


Par ailleurs, une importante étude de terrain menée par Porc Armor Evolution confirme que les plus faibles consommations d'antibiotiques sont associées à des pratiques bien connues : vides sanitaires, confort du porcelet, hygiène... Tandis que David Guillou, Lallemand, a rappelé les bases physiologiques qui expliquent pourquoi la consommation d'aliment 1er âge de qualité avant le sevrage contribue à la santé digestive du porcelet sevré.

Reste que d'autres pathologies frappent aussi le porcelet. Le mycoplasme qui, dans les faits, conduit en moyenne à une perte de neuf jours à 115 kg. Mais aussi la grippe qui reste bien présente dans les élevages, et particulièrement en post-sevrage, avec la souche H1N2.

Nicolas Rose de l'ANSES précise que les épisodes infectieux sont facilités sur les porcelets issus de truies présentant une immunité colostrale faible. La grippe peut ainsi aussi frapper des porcelets en maternité. La technique du prélèvement de salive pour mettre en évidence le virus a été adaptée pour ces très jeunes animaux et constitue donc un outil de choix pour les praticiens souhaitant étayer leur diagnostic.
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