Aller au contenu principal

Méthanisation et label rouge sur paille font bon ménage

Au Gaec Lamoureux à Noyal-sur-Vilaine (35). En complément de leur élevage de porcs fermiers label rouge sur paille, Daniel, Pierre et Monique Lamoureux ont investi dans un méthaniseur de 130 kWe.

© dp
Avec leur nouvelle installation de méthanisation inaugurée le 12 octobre dernier, Daniel, Pierre et Monique Lamoureux estiment avoir investi dans le complément idéal de leur exploitation. « Nous sommes trois associés et un salarié à exploiter un élevage de porcs fermiers label rouge de 150 truies, et 130 hectares de SAU, dont une partie est consacrée à la production de céréales valorisées par les porcs », explique Daniel Lamoureux. Avec la proximité de la ville de Rennes, il était hors de question d’agrandir leur atelier porc. « Il fallait donc créer une nouvelle activité génératrice de revenu pour conserver notre salarié. » L’idée d’investir dans la méthanisation est venue lors d’un voyage en Allemagne. « Outre son aspect financier, cette activité complète idéalement les activités d’élevage et de culture, en transformant l’azote organique du fumier des porcs en azote minéral, plus facile à gérer pour la fertilisation des plantes. » Utiliser des déchets « SPA3 » qui contiennent de la viande Les surfaces cultivables permettent aussi de produire des cultures dérobées (avoine diploïde, seigle) destinées à approvi- sionner le méthaniseur. « Le reste provient des industries agro-alimentaires du bassin rennais qui fournissent des graisses de station, et des collectivités locales avec leurs déchets verts. » Les éleveurs se sont également équipés d’un process d’hygiénisation permettant d’utiliser des déchets « SPA3 », ceux qui contiennent de la viande. Ces déchets ne sont aptes à être méthanisés que s’ils sont chauffés à 70 °C pendant une heure. « Cet hygiénisateur utilise une partie de la chaleur produite par la cogénération », souligne Daniel Lamoureux. Une chaleur encore insuffisamment exploitée, malgré le chauffage du bloc naissage et de la maison d’habitation. « Nous sommes en discussion avec une entreprise qui veut l’utiliser pour sécher du bois de chauffage. Cette activité se faisant en été, ce serait un complément idéal au chauffage. » Malgré un investissement global d’un million d’euros, dont 26 % est couvert par les subventions Ademe et PPE, la banque n’a pas hésité à financer le projet. « Le contrat passé avec EDF sur quinze ans, les garanties d’approvisionnement et les revenus apportés par la valorisation de la chaleur sécurisent l’activité », conclut Daniel Lamoureux.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

François Valy, président de la FNP
La Fédération nationale porcine met la pression sur la grande distribution
La fédération nationale porcine (FNP) estime que l’aval et les GMS doivent payer les hausses de prix. Elle milite également pour…
L'introduction de matières premières non consommable par l'homme dans l'aliment des porcs (tourteau de tournesol, par exemple) permet de limiter la compétition alimentaire entre l'homme et l'animal.
Le porc peut être producteur net de protéines
En valorisant des matières premières végétales non comestibles par l’homme, l’élevage de porc peut produire plus de protéines…
Cooperl lance sa Bulle environnement
Communiquer sur les efforts entrepris en faveur de l’environnement, tel est l’objectif de la « Bulle environnement »…
Leon Trentmann. «Les enregistrements demandés par ITW me demandent quatre heures de plus chaque semaine.»
« Le bien-être doit être rentable pour l’éleveur de porc »
Leon Trentmann, éleveur de porcs naisseur-engraisseur en Allemagne, s’est engagé dans la démarche ITW. Une subvention a quasiment…
Les truies sont rapidement mises en liberté après l’insémination : elles disposent alors de 2,25m² par animal comme en gestante.
Vers une réduction de la contention dans les verrateries des élevages de porcs
En verraterie, il est possible d’améliorer le bien-être animal et le bilan environnemental en associant la mise en liberté des…
Cette barquette d'échine de porc  indique qu'il s'agit d'une viande bien-être (ITW) classée en mode de conduite 2.
Bien-être du porc : l'Allemagne veut faire simple pour être efficace
La filière viande allemande a pris à bras-le-corps la problématique du bien-être animal en édictant des règles applicables par la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)