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Trois questions à Michel Biero, directeur exécutif achats et marketing France
« Lidl confirme ses contrats tripartites mis en place avec les éleveurs de porcs et les industriels intermédiaires »

Au dernier Salon de l’agriculture à Paris, Lidl France a renouvelé ses contrats tripartites avec le label rouge Opale, le Ch’ti porc des Flandres et Cirhyo. Michel Biero, le directeur des achats et marketing de l’enseigne, explique sa démarche.

Michel Biero. " La répartition des marges tout au long de la filière se fait en toute transparence." © Lidl
Michel Biero. " La répartition des marges tout au long de la filière se fait en toute transparence."
© Lidl

Comment expliquez-vous le succès de la contractualisation tripartite ?

Michel Biero - « Note modèle prend avant tout en compte le coût de production en élevage. Avec ces contrats, nous achetons aux industriels intermédiaires la viande de porc et la charcuterie à un prix suffisant pour rémunérer correctement les éleveurs. Ce prix est fixé par eux. La répartition des marges tout au long de la filière se fait donc en toute transparence. La durée des contrats et les volumes sont également définis. Tous ces éléments permettent d’instaurer des relations de confiance de longue durée entre les éleveurs et nous. »

Quels volumes représentent ces trois contrats ?

M. B. - « Les volumes engagés approvisionnent nos 1 500 magasins Lidl en viandes et produits de charcuterie. Ils représentent 22 % du volume total commercialisé en produits du porc. Notre objectif est bien sûr d’augmenter cette part de marché, avec notamment la mise en place de nouvelles références de boucherie et de charcuterie qui permettront d’améliorer l’équilibre des carcasses. Nous pourrions aussi contractualiser avec d’autres producteurs. Mais les industriels ne sont pas très partisans de la transparence. Ce sont eux qui freinent le développement des contrats tripartites. »

Quel est l’intérêt de Lidl dans la signature de ces contrats ?

M. B. - « Quand j’achète du porc label rouge, je ne couvre pas mes frais de structure. L’intérêt n’est donc pas directement financier. Mais cette perte de marge est négligeable par rapport à l’image et la crédibilité que nous obtenons avec la contractualisation tripartite. Nous avons de très bons retours du monde agricole. Au salon de l’agriculture, nous avons reçu les félicitations du président de la République. Cette communication positive n’a pas de prix pour nous. »

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